mercredi 24 octobre 2007

Je cours

Si je comprends bien, il n'y a jamais eu de temps, que cet espace. ( J’avais écrit: Si je comprends bien, il n'y a jamais eu de temps, que ce long ruban de couleurs. Je devrais écrire: Si je comprends bien, il n'y a jamais eu de temps, que cette liberté de se mouvoir dans toutes les dimensions.)

Si je comprends bien, il n'y jamais eu d'espace, que cette nage dans le temps. ( J'avais écrit: Si je comprends bien, il n'y jamais eu d'espace, que cette nage dans une matière à la fois translucide et opaque qui semble m'entourer : air comme eau, arbres comme rochers. J'aurais pu écrire: Si je comprends bien, il n'y jamais eu d'espace, que ce qui semble descendre dans le sol, infiniment et ce qui sembler monter vers le ciel, infiniment. Je voulais écrire : Si je comprends bien, il n'y jamais eu d'espace, que ce milieu dans lequel je me glisse, le temps.)

Je cours dans les feuilles rouges. Je cours dans les feuilles orangées. Je cours dans les feuilles jaunes.

Je m'arrête. Ils (temps et espace) s'assemblent puisque je les écris. J'étais immobile.

1 commentaire:

Lucie Marchand a dit...

Cette recherche de liberté de pouvoir se mouver dans toutes les dimensions est celle qui rend si séduisant l'espace virtuel ou la mobilité virtuelle dans lequel nous nous enfonçons tout en négligeant cet espace, celui de prendre le temps de l'immobilité, le temps essentiel et source de créativité.

Merci pour "Je cours"