<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421</id><updated>2011-09-07T20:17:46.897-04:00</updated><category term='Centre-Ville'/><category term='Potager'/><category term='Côte-Nord'/><category term='Rabaska'/><category term='Shop Angus'/><category term='Itinérant'/><category term='Friche'/><category term='Arbres'/><category term='Trille'/><category term='Route'/><category term='Outremont'/><category term='Gare de triage'/><category term='Ombre'/><category term='Creux d&apos;eau'/><category term='Pluie'/><category term='Roger Fournier'/><category term='Poésie'/><category term='Aster cordifolié'/><category term='Denys Arcand'/><category term='Fleuve St-Laurent'/><category term='Peinture'/><category term='Arctique'/><category term='Cinéma'/><category term='Chauve-souris'/><category term='Loutre'/><category term='Madeline Ivalu'/><category term='Parc du Mont-Tremblant'/><category term='Paysage'/><category term='Zéro'/><category term='Projet Rabaska'/><category term='Automobile'/><category term='Arbre chevauché'/><category term='Nature'/><category term='Ruelles'/><category term='Rivière Swaggin'/><category term='Nuage'/><category term='Printemps'/><category term='jardin'/><category term='Son'/><category term='Parcs'/><category term='Marche'/><category term='Citation'/><category term='Milan Kundera'/><category term='Eau'/><category term='Val-David'/><category term='Cascade'/><category term='Aile'/><category term='oiseau'/><category term='Soleil'/><category term='Automne'/><category term='Nietzche'/><category term='Aster'/><category term='Radio-Canada'/><category term='Loi sur la patrimoine 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type='html'>Le Journal du paysage de Claude Paré</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>71</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-5085025175536026162</id><published>2010-10-06T05:44:00.000-04:00</published><updated>2010-10-06T05:45:55.055-04:00</updated><title type='text'>Quelques questions au Bape</title><content type='html'>Questions au BAPE par un simple citoyen&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers membres de la commission du Bape chargé d'étudier les impacts environnementaux des gaz de schiste, je vous fais part publiquement de quelques-unes de mes interrogations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Comment le BAPE entend-il spécifier les impacts environnementaux de l'exploitation des gaz de schiste en quatre mois alors que l'EPA américaine (Environnement Protection Agency) qui a débuté ses travaux au printemps 2010 ne remettra son rapport sur le même sujet qu'en 2012? Le BAPE dispose-t-il de plus de moyens que l'EPA?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Le BAPE entend-il étudier sur le terrain les multiples problèmes qu'a causés l'industrie des gaz de schiste en Alberta, en Pennsylvanie et ailleurs aux États-Unis? Entend-elle se rendre sur place pour entendre les citoyens touchés par ces problèmes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Le BAPE entend-il poser les différences de situation entre la Colombie-Britannique où l'exploitation des gaz de schistes se fait dans des forêts inhabitées du nord-est de cette province et dans le Québec où elle se ferait en grande partie dans la plaine fertile du St-Laurent,  où se trouvent les meilleurs et les plus nombreuses terres agricoles du Québec?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Le BAPE entend-il mener à lui seul des études géologiques sur la fissuration des sols à long terme suites aux multiples explosions contrôlées (stimulations) par l'éjection sous pression d'eau et de différents composés. Alors que ces études n'existent pas pour le Québec et qu'elles sont rares en général, entend-il être capable de les commander, de les étudier et de les commenter en quatre mois seulement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Dans le rapport présenté aux autorités de New York,i on faisait état de fractures latérales entre les couches géologiques découvertes lors de creusage de tunnel d'acheminement de l'eau ou de tunnels, et ce, partout aux États-Unis. Il a été prouvé que les fluides sous-terrains traversent ces fractures. Comment le Bape pourra-t-il garantir que les tonnes de produits chimiques laissées dans les poches d'exploitation de gaz après les multiples fracturations des puits ne migreront pas à long terme vers les nappes aquifères, spoliant l'eau de consommation et de culture, et ultimement les aliments issus de ces cultures? Étant donné que de telles études sur la fissuration et la migration des gaz et de l'eau après fracturation sont très rares, le principe de précaution n'impliquerait-il pas un arrêt immédiat des forages d'exploration? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Étant donné que les produits de fracturation varient pour chaque forage, le BAPE exigera-t-il la composition réelle et exacte des produits ajoutés lors de chaque forage déjà réalisé au Québec ou à réaliser, y compris les produits qui sont protégés par brevets?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Le BAPE entend-il étudier la cohérence de la position gouvernementale favorisant l'exploitation des gaz de schiste en regard avec sa politique de développement durable? Quantifiera-t-il l'impact économique de toutes les altérations à l'environnement afin de pouvoir les imputer aux gazières, et ce à long terme?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Dans un rapport produit pour les autorités de New York, on estimait qu'étant donné la quantité en tonnes émises de produits de fracturation annuellement dans les cours d'eau entourant la ville de New York, il existait un risque réel de contamination de l'eau potable à court et à moyen terme. Pourquoi en serait-il autrement dans les bassins versants du Richelieu, par exemple? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Dans le même rapport on décrivait ainsi les impacts globaux pour 6000 puits forés et refracturés aux 5 ans : 4,000,000 de tonnes de fluides de fracturation, 27,000,000 de tonnes de résidus liquides éjectés après fracturation, 230 à 340 tonnes de fluides de fracturation par jour à recycler et à éliminer, et 7,200,000 voyages de camion pour transporter tous ces liquides. Le Bape pourra-t-il fournir en quatre mois des chiffres précis sur les volumes estimés pour chaque région et pour l'ensemble des basses terres du St-Laurent?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Une étude du qui avait analysé les fluides de fracturation utilisés aux États-Unis estimait qu'une bonne partie de ceux-ci pouvaient provoquer des maladies comme le cancer, des maladies du système nerveux et du système de reproduction. Comment et pourquoi le Bape pourrait-il disposer d'études à long terme pour le Québec alors que l'exploitation n'est pas encore commencée? Sur quelles études le Bape s'appuiera-t-il pour répondre à cette question? Et quelles sont les garanties que le Bape donnera qu'à long terme la santé des populations habitant sur les terres exploitées ne sera pas affectée ainsi que celle de tous les habitants des régions dont l'approvisionnement d'eau dépend des bassins versants de ces régions?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Le Bape garantira-t-elle aux agriculteurs et aux habitants des régions visées un approvisionnement d'eau suffisant, étant donné les millions de tonnes d'eau nécessaires à la fracturation de chaque puits, plusieurs fois durant leur durée de vie,pour des milliers de puits, et ce, dans un contexte de réchauffement climatique? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Le BAPE se penchera-t-il sur l'application de la loi des mines dans un espace agricole et la modifiaciton nécessaire de celle-ci? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— D'après vous, existe-t-il d'autres états où l'exploitation des gaz de schiste s'est faite sur la principale région dédiée à l'agriculture de cet état? Quelles en seront les conséquences pour l'ensemble du Québec? Le calcul de risque de spoliation de l'eau et de l'air, les modifications de l'habitat ne doivent-elles pas être calculées globalement, en fonction de l'impact possible sur l'ensemble du Québec et non par régions?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Le BAPE garantira-t-il à long terme à la population locale et agricole que leurs terres et leurs biens ne seront pas dévalués par spoliation environnementale ( sur une durée de trente à soixante-dix années)?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Quel mécanisme le Bape entend-il proposer pour compenser les habitants des régions visées en cas de catastrophe ou de dégradation de l'environnement? Et ce, à long terme, une fois que les gazières auront quitté les régions d'exploitation?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— De multiples questions se posent sur la qualité de l'air, l'utilisation de l'eau, le recyclage des fluides de fracturation, comment sans tromper la population le Bape entend-il répondre à toutes ces questions en quatre mois? Un tel exercice conduit dans de délais si courts ne risque -t-il pas de miner la réputation du Bape, autrefois considéré comme une référence en terme d'évaluation environnementale? Dans ces conditions les membres de cette commission du Bape ne devraient-ils demander immédiatement un moratoire, le temps pour eux d'accomplir une véritable étude sur tous les impacts de l'exploitation des gaz de schistes? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Enfin, est-ce que les commissaires accepteraient que dans leur cour s'érige un puits de forage et que des représentants de compagnies minières les menacent d'expropriation en cas de découverte de gisement? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Suis-je un environnementaliste ou quelqu'un qui s'inquiète à juste titre des conséquences d'une activité minière intensive sur les meilleurs sols agricoles du Québec pour l'exploitation d'une énergie intermédiaire non renouvelable?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude Paré, le 3 octobre 2010&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-5085025175536026162?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/5085025175536026162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=5085025175536026162' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5085025175536026162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5085025175536026162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2010/10/quelques-questions-au-bape.html' title='Quelques questions au Bape'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-570366715284949651</id><published>2010-10-02T08:18:00.000-04:00</published><updated>2010-10-02T08:19:18.969-04:00</updated><title type='text'>La stratégie de la petite salle</title><content type='html'>Le 28 septembre, j'étais là hier au milieu de ces gens de St-Hyacinthe en danger se faire voler leur territoire, leur passé et leur futur, leur vie construite dans un milieu prêt à être saccagé. Ceux qui les agressent sur leurs terres, par une stratégie habilement élaborée, ont réussi à se faire passer pour les agressés. Les médias ont encore une fois insisté sur la figure de Cailllé, vaillant capitaine luttant au sein d'une assemblée houleuse...&lt;br /&gt; Je me suis tout d'abord approché de la grande salle. J'y ai entendu clairement la brillante question de Christian Vanasse. Dans le corridor se tenait le journaliste de Radio-Canada et la journaliste de TVA qui allait et venait. Dans la salle, en plein désespoir, ils étaient là les groupes « organisés ». La grande majorité des mains claquaient aux longs préambules de citoyens de la région qui étaient autant de questions sur l'éthique, l'intégrité, le respect du citoyen et de l'environnement. Le lendemain c'est de ce bruit dans l'information « pure » dont a parlé André Caillé dans les médias. Notre figure de proue faisait face à un Benoit Dutrisac ou à un autre journaliste sous-informé,  incapable de lui demander pourquoi il appelait « groupes organisés » de simples citoyens qui spontanément avaient formé des associations pour réagir aux agissements inquiétants des compagnies. Les firmes de communication qui conseillent les industriels, où travaillent des membres de la famille libérale,  n'ont pas compris que les citoyens des campagnes peuvent, de nos jours,  s'informer rapidement sur une situation et qu'ils ne sont pas de simples paysans. Et ce, au même moment où les médias ne semblent pas disposer de recherchistes pour transmettre à leurs animateurs le contenu de véritables questions. Sans être journaliste ni enquêteur, il ne m'a pas fallu longtemps, en longeant les corridors,  en questionnant quelques « locaux » pour apprendre que des compagnies à la transparence de cristal les menaçaient d'expropriation, qu'ils agissaient de façon vraiment cavalière. &lt;br /&gt; Hier soir, l'industrie était là pour faire sa promotion. Les journalistes, les médias (on dirait d'information) ont gobé la stratégie de l'industrie. Ils ont qualifié de soirée d'information un pitch de vente qui voulait démontrer que l'industrie est transparente, que ses méthodes sont au point et presque sans risques. Mais cette noble mission de transparence est entravée par des opposants, toujours les mêmes, de fortes gueules qu'il faudra mâter.  À la même émission de Dutrisac ou à l'émission de Maisonneuve on oubliera de faire préciser à  André Caillé que les opposants ne sont pas nécessairement opposés à l'exploitation, mais qu'ils demandent avant tout un moratoire. &lt;br /&gt; À un moment donné de la soirée, j'ai vu une porte s'ouvrir plusieurs fois. Je ne comprenais pas qu'une autre réunion puisse se tenir dans une atmosphère aussi éprouvante. On n’entrait pas facilement dans la petite salle. Il y avait une serrure, mais quand quelqu'on sortait on pouvait y pénétrer. La petite salle n'était pas tellement pleine, mais plus calme. Les questions étaient aussi inquiètes, mais moins politiques et les réponses se voulaient une démonstration de la maîtrise technique de l'industrie. Une seule fois un panéliste a exprimé l'opinion que l'acceptabilité de ce genre de projet dépendant des préoccupations de la population! Stratégie gagnante? Par la stratégie de la petite salle, pour les capitaines d'industrie,  il fallait faire la démonstration que les vrais citoyens peuvent entendre les réponses de l' industrie et que ce sont les groupes organisés qui empêchent le dialogue. C'est pourquoi prétextant une atteinte à sa sécurité, André Caillé s'est esquivé de la grande salle au début de la soirée. Le lendemain, il témoignera en toute candeur du calme propre à la communication qui s'empare des petits cénacles bien contrôlés. Si on se demandait pourquoi l'industrie avait eu la générosité d'ajouter deux cents places assises dans la grande salle, c'était tout simplement pour pouvoir affirmer aux médias qu'il y avait un dialogue possible dans les petites salles. Et que des opposants étaient potentiellement violents. Que le désir de transparence de l'industrie était définitivement compromis par ces écologistes qui ne veulent rien savoir. À quelques jours de là, un de nos grands politicologues avait exprimé l'opinion que les écologistes étaient les nouveaux curés d'une nouvelle religion. Les curés et les membres de leurs sectes étaient là, officiant la messe barbare de l'anticapitalisme.  À Radio-Canada ce soir-là, le journaliste a bien parlé d'une assemblée formée de citoyens, mais n'a pu, au contraire desjournalistes de l'écrit, faire entendre leurs questions, seulement des hurlements « émotifs ». Ils hurlaient bien sûr, pas tous aussi magnifiquement que Vaillancourt, cependant.&lt;br /&gt; La stratégie de communication des gazières passait par la petite salle. L'expérience dite de la « petite salle » vise à démonter que l'industrie cherche à tout prix à communiquer et qu'elle est empêchée par les mauvais garçons organisés. Oui, l'atmosphère était à couper le souffle dans la grande salle en partie parce que les médias sont incapables de relayer les questions des citoyens et que probablement ils n'ont pas les moyens, les pauvres ( le lendemain on diffusait à Désautels un bon petit reportage sur la hauteur du filet à balles d'un terrain de golf qui empiète sur la zone verte - que de courage pour cette société d'État que l'on qualifie à l'extérieur de Montréal de Montréalocentriste – il est vrai que St-Hyacinthe, ce n'est pas à Montréal)  d'aller sur place pour montrer et nommer la réalité. Pourtant, au coeur de ce gâchis «médiatique?»  il y a un plan de communication qui semble partagé par un gourvernement en mal de légitimité et de gouvernance. Notre vaillant capitaine ( Le Devoir surtitrait : Gaz de schiste : Dernière épreuve pour André Caillé) l'a lui-même exprimé : une fois la phase principale d'information où l'industrie démontre qu'elle n'agit pas en catimini, le miniBape ( ou pseudoBape)  prendra le relais. Pendant ce temps, l'industrie fera des réunions dans de petites salles. Elle ciblera probablement des agriculteurs ou des gens susceptibles par manque de moyens financiers ou par simple appât du gain de leur louer leurs terrains. Les annonces seront locales, les médias « nationaux » qui ont déjà de la difficulté à exposer les problèmes de ceux qui affrontent l'industrie ne s'y intéresseront pas justement parce qu'il y aura peu de chahut. L'industrie n'a pas besoin du support de toute la population, seulement de quelques citoyens et de quelques élus.   Les opposants ont été identifiés, on pourra les laisser poiroter à l'extérieur. Ils agiteront des pancartes, cela fera peut-être des reportages ou simplement des images. Bien sûr on les reverra au Bape tous ces gueulards, on parlera d'un débat technique, puisque la raison, le calme est du côté de l'industrie. Celui-ci, heureusement pour l'industrie,  sera bref et contrôlé. Les médias nous présenteront le pour et le contre. On fera quelques petits exercices de démocratie confrontative de trois minutes debout au téléjournal de 18 heures à Radio-Canada. Certains commentateurs iront de leurs propos démagogiques - devinez lesquels –, je crois qu'il s'agit d'un groupe de presse très proche de Radio-Canada - sur le manque de compréhension de l'entrepreneurhip des Québécois. On reviendra sur la question de l'omniprésence sacerdotale des écolos à l'eau bénite ou madame Bombardier nous invectivera d'une autre de nos dérives post-relgieuses prolongeant sans le savoir notre indécrottable et noirci inconscient duplessiste et en fin de compte misogyne. Dans toute cette histoire, il faudra que les médias sortent de leur train train quotidien de comptes rendus des actions des corporations et des gouvernements. Qu'ils  relaient la parole des citoyens si on ne veut pas que ça aille vraiment mal. Comme le gouvernement est incapable d'entendre la parole de ceux qu'il est censé diriger dans les méandres de ses «Grands Projets », il faudra que les médias analysent la stratégie de désinformation de l'industrie. Et aux animateurs qui ne savent pas quelles questions poser en voici quelques-unes : &lt;br /&gt;— Le gouvernement a donné au Bap un mandat de quatre mois pour étudier la question des gaz de schiste, aux États-Unis la EPA a commencé ses travaux sur la même question au printemps de cette année et compte remettre son rapport en 2012. Comment le Bape pourra-telle accomplir en quatre mois ce que l'EPA pourra difficilement accomplir en 2 ans?&lt;br /&gt;—Le gouvernement de New York a demandé un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste, si un gouvernement d'un état américain fortement capitaliste est capable de demander un tel moratoire pourquoi l'état québécois ne le pourrait-il pas?&lt;br /&gt;— Un moratoire a été promulgué dans l'estuaire du St-Laurent suite à de longues analyses environnementales. Pourquoi la vallée du st Laurent, berceau de la colonisation du Québec et du Canada, milieu complexe où ont lieu de multiples activités humaines, ne demanderait-il pas que l'on prenne le temps d'évaluer l'impact d'une industrie dont on ne connait pas encore tous les tenants et aboutissants?&lt;br /&gt;Pour un animateur de Radio-Canada : —Dans un reportage d'une de nos émissions un expert géologue a affirmé qu'il n'existait pas d'études à long terme sur les risques de fissuration des strates rocheuses provoquée par l'exploitation des gaz de schiste, comme le Bape entend-il les produire en quatre mois, et ce, sans se rendre aux États-Unis? &lt;br /&gt;Etc...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude Paré, le 1er octobre 2010 à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-570366715284949651?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/570366715284949651/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=570366715284949651' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/570366715284949651'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/570366715284949651'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2010/10/la-strategie-de-la-petite-salle.html' title='La stratégie de la petite salle'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7001517827124916976</id><published>2010-02-18T05:40:00.003-05:00</published><updated>2010-02-18T06:17:11.735-05:00</updated><title type='text'>De l'art et et de la culture, anti-manifeste?</title><content type='html'>«Or la culture d'un peuple, ce sont ses productions artistiques»&lt;br /&gt;        Adonis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le débat sur le multiculturalisme et l'interculturalisme doit nous amener à un débat fondamental sur la culture. Qu'est-ce que la culture? Comment se produit-elle? Existe-t-il dans nos sociétés un dialogue de communautés culturelles qui serait le moteur de la création culturelle au  Canada ou au Québec?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le fondement de la culture, comme en témoigne Adonis, poète Arabe contemporain, ne peut-être la culture elle-même, mais ce qui en forme le contenu, soit l'art et l'expression artistique. Les oeuvres produites par les créateurs d'une société, une fois acceptées, commentées et fréquentées par ses citoyens et ses institutions forment la culture de cette société.  Dans les sociétés modernes, l'oeuvre d'art est créée par un individu ou un groupe restreint d'individus.&lt;br /&gt;  En créant une oeuvre,  l'artiste propose un langage individuel pour décrire une expérience singulière qui sera la plupart du temps communiquée dans le langage commun, mais qui peut aussi être énoncée dans un langage qui peut paraître incompréhensible. Par la création artistique, un individu inscrit ses pulsions, ses mouvements, ses errances et sa pensée unique dans le temps et l'espace. Il propose à la société de nouvelles formes et de nouvelles attitudes. Il s'extrait des a priori de sa culture d'origine pour donner une nouvelle vision du monde, et donc de sa société.  Il va au-delà de cette culture dans lequel il est plongé et la transforme. L'art n'est pas reflet du monde, mais transformation du monde. La société se chargera ou non, par le regard de chacune des personnes qui fréquenteront l'oeuvre artistique et à travers les institutions sociales qui la commenteront, de faire en sorte que cette expérience soit accessible, connue et partagée par un plus grand nombre, un élément de la culture commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cette vision de l'art et de la culture s'oppose au multiculturalisme d'état qui édicte que la culture s'édifie à partir du dialogue culturel des groupes définis par leur ethnie et/ou leur religion. Ce dialogue des communautés culturelles produirait de la culture, et nommément la culture canadienne. Selon le point de vue exprimé ici, l'art est le produit de l'individu qui se détache des acquis de sa culture d'origine, quels qu'ils soient,  pour les réinventer et les remodeler.  L'art implique nécessairement que l'on interroge sa culture d'origine et ses valeurs et de ce fait,  l'art n'est pas l'expression d'une communauté. Il y a bien dans les cultures modernes une « tradition », mais elle peut être transgressée ou dépassée, elle n'est pas considérée comme une vérité absolue. Ce n'est pas le groupe ou la société qui parle à travers l'individu, c'est l'individu qui traverse la société et énonce sa différence. Le constant rappel à  l'origine ethnique promu par le multiculturalisme ne désigne pas l'individu comme moteur de l'expression artistique qui tend à l'universalité de l'expression de la condition humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cependant, les créateurs vivent bien dans des sociétés réelles et sont ou non considérés comme des artistes, des créateurs de culture d'une société donnée. La société québécoise a réussi à créer un espace de liberté favorable à la création artistique par une lutte contre l'emprise du clergé qui a pris le nom de Refus global. Elle a su  imposer comme langue de création la langue de ceux qui en sont les acteurs majoritaires, soit les parlants français, sans que la création dans la langue anglaise, devenue minoritaire sur son territoire, en soit brimée. Dans cet espace de liberté, des créateurs qui n'étaient pas issus du Québec ou du Canada ont produit des oeuvres de grande qualité. Au Québec, beaucoup d'immigrants choisissent le français comme langue de culture et de vie, certains deviennent des artistes. Ils inscrivent leur oeuvre dans cet espace, sans que ce choix ne soit nécessairement exclusif. La culture au Québec, par ce constant apport de voix nouvelles et leur réception, est en constante évolution.   Au Québec, on peut dire que la culture qui en est issue des pratiques artistique est  «consommée» et partagée par un grand nombre de personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour l'idéologie multiculturaliste (1), la culture québécoise a le même sens et la même valeur que celles des communautés culturelles qui composent la société  et qui reflètent les diverses cultures d'origine de ses migrants1. Pourtant, personne n'oserait dire que la culture canadienne-anglaise est un modèle en miniature de la culture anglaise. Pour le multiculturalisme, la culture est toujours la culture du groupe ethnique d'origine, l'expression de ses particularités communautaires et la culture canadienne est le résultat d'un dialogue de ces cultures particulières.  Or la conception contemporaine de la culture n'est pas caractérisée par la répétition des attitudes ou des contenus culturels d'origine, mais par le dépassement et la progression des contenus et des formes culturelles par la création artistique individuelle. La société québécoise a adhéré à cette conception de la culture et est devenue un espace vivant de création qui ne tend pas vers une expression ethnique de contenus, mais vers l'expression de valeurs universelles. De plus, dans une culture où les pulsions individuelles sont exprimées librement, les regroupements culturels ne se font plus à partir de valeurs ethniques, mais par rapport aux goûts, aux modes, aux comportements. Dans ces conditions, la notion de communauté culturelle englobe la multiplicité des comportements culturels et des pratiques artistiques. Le pluralisme n'est plus défini à partir de l'ethnicité, mais par rapport à la diversité des pratiques artistiques, des voix créatrices, des manifestations culturelles. La force culturelle et la diversité culturelle d'une société ne peut être mesurée par le nombre des communautés ethniques qui la composent, mais par la diversité des pratiques artistiques, le nombre des créateurs qu'elle abrite et la force de leurs oeuvres, incluant évidemment, celles de ses nouveaux arrivants, qui exposent ou non leur traversée de la société d'acceuil.  Les migrants qui quittent leur pays recherchent dans leur pays d'acceuil à vivre dans cette autre culture qui émerge graduellement de l'ensemble des pratiques artistiques. Leur rappeler constamment leur culture d'origine ne comble par leur désir de vivre autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Au Québec tous ceux qui interagissent avec les créations artistiques ont réussi à créer une culture vivante à prédominance francophone. Cet espace de création est en état de déséquilibre constant parce que le statut de la langue française au Québec et au Canada n'est pas fixé, que son cadre juridique est continuellement remis en cause et que bon nombre de migrants québécois choisissent une autre langue de culture que le français. Dans les autres provinces canadiennes, une forte proportion des parlants français, déjà bien intégrés à la société canadienne, ont été assimilés et ont perdu leur langue et leur culture en faveur de la culture d'expression anglaise (2). Pourtant,  la politique du multiculturalisme et du bilinguisme d'état  visait  aussi  la sauvegarde de ces «communautés culturelles ».   Du point de vue même de l'idéologie multiculturaliste, qui dit favoriser l'intégration et qui bannit l'assimilation, cette politique est un échec cuisant (3). Le choix du français comme langue de culture et de vie au Québec est une question qui se pose constamment au créateur et à celui qui s'établit au Québec. Il  comporte un risque, mais il offre au créateur et à l'immigrant la possibilité de participer à la création et la transformation d'une culture qui a réussi à intégrer des voix plurielles et qui peut prétendre à une large diffusion parmi les groupes humains, non pas comme culture d'une ethnie, mais comme celle d'une société ouverte qui veut offrir à ses citoyens toutes les chances de dépasser leur condition d'origine. En ce sens, le manifeste sur le pluralisme (4) , qui définit le pluralisme culturel comme un multiculturalisme d'expression des groupes ethnoreligieux n'est pas en accord avec la définition de la culture exprimée ici qui se veut un dépassement et une transformation de la culture d'origine par l'expression individuelle qui conduit à la création d'une pluralité de pratiques et de voix, de comportements et d'attitudes, librement énoncées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Un autre problème se pose à la société québécoise, non pas frontalement, mais de bais, comme elle se pose à toutes les sociétés occidentales modernes, soit la montée de l'intégrisme et de l'Islamisme. Ces deux mouvements tendent à contrer la liberté d'expression de l'individu et à l'enfermer dans les dogmes d'une culture religieuse contraignante. Cependant, ces mouvements ne sont pas le seul fait des nouveaux arrivants, mais aussi de convertis. C'est pourquoi il faut détacher la lutte contre l'intégrisme et l'Islamisme de la question de l'immigration. Ces deux phénomènes doivent être combattus comme des mouvements politiques globaux qui ne sont pas liés à des populations en particulier. Ce sont des mouvements idéologiques dont il faut à tout prix minimiser la portée pour conserver cet espace de liberté qui permet l'émergence de l'art, une culture ouverte sur le monde comme la culture québécoise, qui se renouvelle constamment grâce à l'apport de ses artistes. Faut-il rappeler la citation de Gabrielle Roy qui orne le billet de vingt dollard canadien?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1)  «As part of a nation-building strategy to create a common Canadian identity that embraced everyone—including Québécois—Weinstock said multiculturalism was really a political tool to diffuse political expression from all cultures. Multiculturalism said Québécois were different, but so is everyone else, and by giving up distinctness all cultures in fact gained a much larger stage and greater resources on which to affirm their own identities. &lt;br /&gt;http://culturecanada.gc.ca/keyrefsearch.cfm?query=multicultural&amp;amp;pr=CHRWALK&amp;amp;prox=page&amp;amp;rorder=500&amp;amp;rprox=500&amp;amp;rdfreq=500&amp;amp;rwfreq=500&amp;amp;rlead=500&amp;amp;sufs=0&amp;amp;order=r&amp;amp;mode=Advanced&amp;amp;cq=&amp;amp;lang=fre&amp;amp;cmd=context&amp;amp;id=47b9cad520&lt;br /&gt;(2)  « Le pluralisme est taxé de relativisme, de multiculturalisme trudeauiste, de «chartisme», d'antinationalisme, d'élitisme, etc. Mais loin de tous ces «ismes», la position pluraliste considère que les membres des minorités ne doivent pas être victimes de discrimination ni d'exclusion sur la base de leur différence, et l'intégration des immigrants à la société québécoise ne doit pas exiger une assimilation pure et simple. » Manifeste pour un Québec pluraliste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Dans le modèle multiculturel, les minorités francophones ne croissent pas, puisqu'elles n'intègrent pas les nouveaux immigrants, par contre les minorités ethniques issues de l'immigration récente augmentent en nombre.  Au Canada Anglais, quoi qu’on en dise, les migrants parlent ou parleront la langue anglaise et consommeront les oeuvres artistiques de langue anglaise produites au Canada ou aux États-Unis.  Au Québec, la proportion des migrants qui adoptent la langue de la majorité francophone est d'environ 50%. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) « Le gouvernement de Stephen Harper s’interroge sur la pertinence de remplacer progressivement le vocable “multiculturalisme” par “pluralisme” dans le vocabulaire fédéral » (Blog de Chantale Hébert) &lt;br /&gt;Claude Paré, artiste&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7001517827124916976?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7001517827124916976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7001517827124916976' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7001517827124916976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7001517827124916976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2010/02/fdsfsd.html' title='De l&apos;art et et de la culture, anti-manifeste?'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1584214468682984398</id><published>2009-09-21T06:07:00.001-04:00</published><updated>2009-09-21T06:11:42.674-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Automobile'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bicyclette'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Changements climatiques'/><title type='text'>La pyramide</title><content type='html'>Vers un nouveau paradigme de circulation routière ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'ai longtemps fait l'aller-retour boulot dodo en automobile, depuis peu je fais les cinquante kilomètres de mon trajet quotidien en bicyclette, cinq fois par jour. Le vélo est devenu mon véhicule de transport urbain principal. La plupart des gens font du vélo, beaucoup l'utilisent pour faire des balades ou des excursions, mais qu'en est-il de la bicyclette comme véhicule? J'avais utilisé la bicyclette pendant de nombreuses années comme moyen de transport, puis j'ai conduit une automobile. Pendant toutes ces années de conduite automobile, je ne me suis jamais senti agressé par un cycliste, ni mis en danger par la conduite d'un de ceux-ci. Parfois, ils se mettent eux-mêmes en danger, mais en aucun cas, on n'entendra la nouvelle suivante : un automobiliste meurt frappé par un cycliste.  Le contraire est toutefois la règle, des véhicules automobiles heurtent mortellement des cyclistes.  Et j'ai vu maintes fois des automobilistes faire des manoeuvres très dangereuses pour les autres automobilistes et les cyclistes. Conduire une bicyclette dans la circulation automobile urbaine est une activité dangereuse, c'est ce que j'ai constaté en utilisant ma bicyclette comme véhicule, de retour dans les rues de Montréal, après plusieurs années d'absence.&lt;br /&gt; On se rend vite compte, à circuler dans les rues d'une grande ville comme Montréal à vélo, que celui-ci n'est pas considéré comme un véhicule. Aucun espace véritable de circulation ne lui est alloué, si ce n'est la bande d'un mètre ou moins entre la ligne blanche et la rangée de véhicules stationnés.  J'ai constaté, en circulant de nouveau dans cet espace, qu'il était devenu encore plus dangereux qu'autrefois à cause des nids de poules qu'il faut contourner, en plus des portières automobiles qu'il faut éviter et des automobiles qui vous frôlent. Le cycliste doit être constamment aux aguets dans nos rues, car sa vie est en danger, en particulier au printemps quand les automobilistes n'ont pas encore compris que la route n'est pas leur propriété exclusive. &lt;br /&gt; Le cycliste, s'il veut sauver sa peau, doit se tenir à bonne distance des automobiles stationnées, à au moins un  mètre s'il  circule à vitesse moyenne et à plus d'un mètre, s'il augmente sa vitesse. De ce fait, il empiète, et il se doit de la faire pour sa propre sécurité,  sur la voie de circulation que l'on considère comme étant dédié aux automobiles, mais qui est en fait dédié à la circulation des véhicules. Et on peut se demander pourquoi donc le cycliste qui va à trente kilomètres à l'heure dans une ville où l'on s'apprête à limiter la circulation des véhicules motorisés à quarante kilomètres ne pourrait pas prendre toute une voie de circulation pour se transporter d'un endroit à l'autre. N'est-il pas une personne qui circule tout autant que l'automobiliste seul dans son automobile en route vers Laval ou l'ouest de la Ville?  &lt;br /&gt; Constamment aux aguets, alerte, écoutant les bruits de circulation, évitant nids de poules et portières,  le cycliste ne circule pas dans la ville comme un automobiliste. Il n'a aucune protection,  son véhicule est mu par l'énergie humaine et le plus grand de ses efforts consiste à vaincre l'inertie de son poids et  de son véhicule. L'automobiliste n'a pas ce problème, non seulement il est protégé, mais en plus il n'a qu'a poser le pied sur une pédale pour accélérer. Le cycliste voudra économiser son énergie en réduisant ces moments où il doit vaincre son inertie, d'où sa tendance à brûler les feux rouges.  Quand il le fait, contrairement à l'automobiliste ( et ils sont légions) il ne met pas la vie des autres en danger, mais il risque uniquement la sienne, et il faut bien le dire, il en a l'habitude! &lt;br /&gt; Le cycliste est plus haut que l'automobiliste et il peut voir facilement à 360 degrés.  À une intersection, le cycliste jugera plus facilement et plus rapidement que l'automobiliste de la situation.   S'il n'y a ni piétons, ni automobiles devant lui,  il ralentira puis continuera. S'il constate qu'il y a un fort trafic, il s'arrêtera et avancera lorsqu'il sera certain de ne pas se faire heurter par une automobile ( il n'est pas fou) ou de heurter un piéton. La plupart des cyclistes agissent ainsi; et c'est tout simplement leur mode de transport qui les y incite. Comme automobiliste, j'ai été très rarement dérangé par un tel comportement. Les feux de circulation ont été mis en place pour régir la circulation des très dangereuses automobiles qui vont très rapidement et qui peuvent tuer d'autres conducteurs, des cyclistes ou des piétons. Pour ce qui est de la bicyclette, c'est un véhicule mu par l'énergie humaine qui commande un autre type de régulation de la circulation. De même que dans les villes du Québec on a admis que le tournant à droite des automobiles au feu rouge n'était pas dangereux (ce qui est plus ou moins vrai) il faudrait admettre qu'un passage du feu rouge par un cycliste après arrêt n'est pas non plus dangereux et il devrait être autorisée en plus d'une série d'autres modifications des règles de la circulation des véhicules.  &lt;br /&gt; Comme véhicule, la bicyclette n'est pas polluante, elle prend peu de place et a une empreinte écologique très faible. En ce sens, la circulation des bicyclettes dans une ville qui se veut à la fois écologique et d'avant garde devrait être favorisée au maximum. C'est un peu ce qui a été fait avec la mise ne place des Bixis à Montréal et il faut féliciter l'administration municipale pour cette initiative.  En fait, l'utilisation de la bicyclette comme moyen de transport devrait être récompensée. En lieu et place, dans la plupart des cas, le cycliste n'a presque aucun espace qui lui dédié et quand on trace ou aménage des voies cyclables elles sont trop étroites et ont une capacité insuffisante. Le cycliste risque sa vie et sa santé en circulant sur des routes trouées, selon un mode circulatoire où il n'a pas comme tel de droits et selon une signalisation qui est faite principalement pour les automobilistes. En ce sens, il partage les mêmes problèmes que les piétons. Ceux-ci forment nécessairement, dans tous les cas, la majorité des personnes qui circulent, puisqu’automobilistes et cyclistes descendent de leur véhicule. Les piétons une empreinte écologique plus faible encore que les cyclistes, et on devrait doublement récompenser ceux qui utilisent le transport en commun. Au contraire, on les entasse dans des autobus ou des wagons de métro non et pleins à ras bord. Telle est la dure loi de la circulation urbaine et du développement!? Et je ne vous parlerai pas de mes jours comme utilisateur du transport en commun! Nous avons choisi un mode de développement qui favorise l'étalement urbain soit, mais ce n'est pas une raison pour un jour renverser la vapeur. Il faut considérer la circulation urbaine à partir de la pyramide de la véritable circulation des personnes, en commençant par les plus nombreux et des plus agiles, les piétons, pour  aller vers des utilisateurs ou les véhicules moins polluants comme les bicyclettes ou les autobus et terminer par les véhicules les plus polluants et encombrants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pyramide de la circulation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cette pyramide de circulation dont la base est la circulation piétonnière accorde une priorité absolue au piéton sur les autres personnes qui circulent sur la voie urbaine. S'il le juge possible, le piéton doit pouvoir traverser une voie de circulation, et alors tous les véhicules doivent lui céder le passage, et ce, dans les villes et les banlieues, surtout dans les banlieues à vrai dire où la circulation automobile est plus rare que dans les quartiers plus denses d'une ville centrale! Et malgré que l'on dise que les banlieues sont un endroit idéal pour élever des enfants, ce n'est surement pas ce qui arrive, n'est-ce pas!?&lt;br /&gt; Les autobus devraient toujours avoir priorité sur les automobiles, bénéficier d'un système de circulation qui leur donne le droit de passage dès qu'ils veulent franchir une intersection. Pour ce qui est des cyclistes, dans les rues principales, s'ils sont en groupe, on devrait leur permettre d'utiliser une voie complète de circulation.  Dans toutes les rues secondaires à sens unique, ils devraient avoir priorité sur les automobiles. Dans les rues secondaires à doubles voies, on devrait déterminer que certaines sont des voies de circulation prioritaire pour les cyclistes. On pourrait construire ainsi un réseau de circulation secondaire pour les vélos qui pourrait se rabattre sur un réseau de voies de circulation principales à larges bandes. De plus, dans les villes où le vélo occupe une place importante, tout en donnant la priorité absolue aux piétons, des amendements aux règles de signalisation devraient être adoptées pour favoriser la circulation de ces véhicules hautement non polluants et peu encombrants, soit l'exemption du stop, la transformation du feu rouge en feu jaune sur les voies secondaires et celle du feu rouge en stop sur  les voies de circulation principales. Pour ce qui est des automobilistes, outre l'incitation à l'utilisation des transports en commun par l'augmentation des tarifs de circulation, leur usage devrait toujours êre restreint selon la hiérarchie de la pyramide circulatoire : priorité aux piétons, puis aux véhicules moins polluants comme les vélos ou les voitures électriques, droit de passage prioritaire pour tous les autobus ou les tramways.  Dictature écologique!? Aucunement, en ce moment c'est le développement urbain basé sur l'expansion des banlieues, la pollution et la dilapidation des sols arables qui s'impose. Au contraire d'une atteinte aux libertés, ces mesures assureront un juste un équilibre entre circulation urbaine polluante et non polluante, entre l'usage convivial des voies de circulation et son usage lourd,  par l'allocation aux véhicules non polluants des avantages qu'ils méritent du point de vue du développement durable. Qui n'est plus un luxe, qui est devenu une nécessité absolue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1584214468682984398?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1584214468682984398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1584214468682984398' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1584214468682984398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1584214468682984398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2009/09/la-pyramide.html' title='La pyramide'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1476896773002700282</id><published>2009-04-02T05:48:00.012-04:00</published><updated>2009-04-02T06:18:34.110-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Inuit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Arctique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marie-Hélène Cousineau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Madeline Ivalu'/><title type='text'>Le jour avant le  lendemain</title><content type='html'>Il y a de ces oeuvres qui nous font vivre ce que nous ne soupçonnions plus.  Ici, dans le film &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.beforetomorrow.ca/fr/index.php"&gt;Le jour avant le lendemain&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, n'est-ce pas l'humanité de ces hommes et de ces femmes inuits qui, faisant face à la mort chaque jour, ont inventé les gestes, les paroles et le temps de leur vie. C'est ce qui transparait dans le magnifique film de Marie-Hélène Cousineau et de Madeline Ivalu, qui a été fait avec eux, pour eux et pour nous. Nous qui avons perdu cette expérience primordiale qui a façonné notre humanité. Quelle est-elle? Malgré la mort, malgré l'extrême difficulté de chaque pas, la joie profonde de vivre et de partager, les mots pour le dire et le rire de se savoir ensemble face à la mort. L'apprentissage des lois immuables de la survie et la fabrication de l'histoire. Le film nous montre ces gens qui rient qui parlent, qui jouent,  et qui se racontent des histoires. Ils n'inventent pas seulement des histoires, ils inventent cette façon de vivre en être humain qui est de vivre ensemble le temps des histoires et des légendes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un geste répété plusieurs fois dans le film résume ce temps lent et circulaire de la vie des Inuits. Ce temps qui semble arrêté pendant les nuits sans fin, mais qui pourtant s'écoule. Il s'écoule comme brûle lentement la flamme de la lampe à la graisse de phoque. Une vieille femme l'éteint méthodiquement, flamme après flamme, après avoir raconté une histoire à son petit fils. C'est leur histoire qui nous est racontée. C'est aussi notre histoire parce qu'elle aura la même fin. Ce geste vient rythmer cette histoire racontée qui présente aussi les histoires légendaires d'avant le coucher comme la trame même de cette  histoire de la relation d'une grande mère et d'un petit fils.     S'exilant de la communauté,  le temps de faire sécher les poissons et la viande dans une île, ils seront confrontés à la mort et à un autre temps, celui des étrangers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La caméra suit avec une grande attention et une grande précision la joie, la peine ou la difficulté de chaque geste. Les visages sont sculptés par la lumière révélant leur vie. Ils s'animent, ils vivent de façon éclatante,  non pas de peu, mais de tout ce qu'ils ont acquis. Ils vivent de la parole de la transmission, de leurs histoires et de leurs légendes tout autant que du poisson pris et de la viande de phoque mangée crue. Ils ont acquis lentement cette vie, ils l'ont organisé, ils l'ont partagée. Lentement, de tous ces gestes, une certaine façon d'être humain est née qui contient l'essence de l'humanité. D'autres arriveront, qui ne vivent pas comme eux. Les Inuits ne s'imaginent pas que ces étrangers ne pensent pas comme eux, c'est leur grande et seule erreur. Ils entrent dans le temps de cette autre humanité. Ils en paient le prix. Cette autre humanité a déjà oublié une partie de ce que ces hommes avaient conquis. Qu'est-ce donc? Quelque chose d'indéfinissable que le film cerne tout en le disant pas directement, qu'il nous donne à voir dans l'accompagnement de ces gestes et dans la lenteur, la précision du regard posé sur chacun des protagonistes. Ce que nous avons perdu, il est devant nous dans toute sa splendeur, il nous est donné pour que nous puissions le saisir de nouveau et ce sont eux,ces hommes et femmes de l'Articque qui nous l'offrent, avec une extrême générosité. Échange symbolique que nous devons égaler, à tout le moins. Le pouvons-nous? En sommes-nous réellement capables? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le temps du film est circulaire. Ces deux êtres seuls, dans la longue nuit arctique, ils marchent encore en quête de leur survie. Nous entendons leur pas, nous voyons leur silhouette contre le soleil à la fois présent et absent, qui est plus une image dans un rêve qu'un astre qui peut réellement apporter lumière et chaleur. Ils continuent de marcher dans leur histoire. Ils s'arrêtent, ils dressent leur tente, ils allument la lampe, la grande mère se couche près de son petit-fils, elle lui dit qu'elle l'aime et commence à lui conter une histoire. C'est aussi l'histoire d'une grand-mère qui marche avec son petit fils, ou l'histoire d'un petit fils qui devient oiseau. Ce pourrait être l'histoire de ce qui devient homme en contant des histoires sur ce qu'il a vécu. S'il y a des histoires à raconter, c'est qu'il est arrivé quelque chose d'inouï, qui ne devait pas arriver. Mais qu'arrive-t-il quand il n'y  plus personne à qui raconter une histoire. Et si nous étions cette absence à qui raconter cette histoire. Heureusement, cette histoire n'est pas seulement racontée pour nous, mais surtout pour eux qui sont encore là, malgré nous. Ils ont résisté, ils ne sont pas restés les mêmes, ils ont appris une autre dure histoire de survie. Viens le temps où ils pourront se la raconter et nous la raconter. Ce temps est tout proche. Il est arrivé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1476896773002700282?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1476896773002700282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1476896773002700282' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1476896773002700282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1476896773002700282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2009/04/le-jour-du-lendemain.html' title='Le jour avant le  lendemain'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1240409311736212840</id><published>2008-08-27T06:16:00.014-04:00</published><updated>2008-11-04T06:38:12.453-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nuages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Soleil'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lac Spectacle'/><title type='text'>Réveil</title><content type='html'>Me déplaçant le long du lac&lt;br /&gt;A demi caché sous un nuage&lt;br /&gt;Un soleil&lt;br /&gt;De retour devant la montagne&lt;br /&gt;En suivant la rive&lt;br /&gt;Un autre soleil&lt;br /&gt;Resplendissait &lt;br /&gt;(  )&lt;br /&gt;Ce matin à mon lever&lt;br /&gt;Un soleil&lt;br /&gt;Explose les nuages&lt;br /&gt;Avant que je ne parte sur le lac&lt;br /&gt;Suivre le ruissellement des rayons&lt;br /&gt;De milliers de soleils&lt;br /&gt;Qui s'allument et s'éteignent&lt;br /&gt;Étoiles d'eau  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Je serai noyé de lumière&lt;br /&gt;Devant le soleil&lt;br /&gt;Je serai tué de son feu&lt;br /&gt;Qui m'emporte ailleurs&lt;br /&gt;Je ne sais où&lt;br /&gt;Où des milliards de soleil naissent&lt;br /&gt;Avant de couler dans l'oreille qui dort&lt;br /&gt;Bercée au son de l'eau)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1240409311736212840?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1240409311736212840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1240409311736212840' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1240409311736212840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1240409311736212840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/08/rveil.html' title='Réveil'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8221787015322343692</id><published>2008-08-26T05:58:00.002-04:00</published><updated>2008-08-26T05:59:35.244-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ombre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Clarté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Boisé-de-Liesse'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p&gt;Un peu de clarté  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un peu d'ombre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et toute la profondeur du boisé est révélée&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8221787015322343692?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8221787015322343692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8221787015322343692' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8221787015322343692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8221787015322343692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/08/un-peu-de-clart-un-peu-dombre-et-toute.html' title=''/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-3290671274580625693</id><published>2008-08-25T06:43:00.002-04:00</published><updated>2008-09-28T10:31:03.583-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chauve-souris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aile'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Boisé-de-Liesse'/><title type='text'>L'aile</title><content type='html'>à Gisèle Poupart&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au dessus de moi&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aile de chauve souris&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Passant si rapidement&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une ombre à mes pieds  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'ombre du boisé&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle me  rappelle un homme mort que j'ai aimé&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À la vie plus rapide que la mienne&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui passe encore dans mes pas&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moment ou je m'y attends le moins&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la forêt dans la nuit  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou plus loin encore&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-3290671274580625693?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/3290671274580625693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=3290671274580625693' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3290671274580625693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3290671274580625693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/08/laile.html' title='L&apos;aile'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1675166051241253970</id><published>2008-08-22T07:00:00.014-04:00</published><updated>2008-11-19T06:01:01.649-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Feuilles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Boisé-de-Liesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Arbres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pluie'/><title type='text'>La vie de la pluie</title><content type='html'>&lt;p&gt;Le tronc des arbres noir de tant d'humidité et de pluie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Pluie de deux jours)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les feuilles vertes attaquées de lumière&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Combattent de leur transparence&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Bougeant légèrement)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De leur eau verte&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retiennent la lumière&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Un moment)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant d'être défaites&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Immolée leur splendeur translucide&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Bientôt)  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au sol jaunies  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Exténuées de vivre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Maintenant)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le tronc des arbres gris au vent&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1675166051241253970?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1675166051241253970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1675166051241253970' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1675166051241253970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1675166051241253970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/08/la-vie-de-la-pluie.html' title='La vie de la pluie'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7150673602494427954</id><published>2008-07-10T06:14:00.003-04:00</published><updated>2008-07-10T06:18:34.063-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;Entre montagne et eau, la lumière des fumées et l'ombre des nuées sont sans cesse changeantes. Tantôt elles apparaissent, tantôt, elles s'estompent. En plein éclat ou dissimulées. elles recèlent en leur sein le Souffle et l'Esprit. Les Anciens cherchaient par tous les moyens à en sonder le mystère : par le Pinceau-sans-Pinceau pour en capter le Souffle et par l'Encre-sans-Encre pour en saisir l'Esprit.&lt;br /&gt;           &lt;br /&gt;Pu Yen-Y'U&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7150673602494427954?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7150673602494427954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7150673602494427954' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7150673602494427954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7150673602494427954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/07/entre-montagne-et-eau-la-lumire-des.html' title=''/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1524182297451692240</id><published>2008-07-09T05:55:00.013-04:00</published><updated>2008-09-14T07:37:59.678-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Moucherolle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='oiseau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lac Spectacle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Moucherolle tchébec</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Moucherolle de la volonté enlacée à l'air, qui creusait l'espace pour attraper la mouche, la libellule, le maringouin. Qui allait de cette branche d'arbre vivante à cette autre branche sèche puis à son nid pour apporter les mouches aux petits becs s'ouvrant sans fin. Qui passait sans cesse devant mes yeux, me rappelant cette volonté toujours présente en nos pensées et nos gestes, souvent superflue, parce que liée à ce qui n'est pas nécessaire ou à ce qui ne semble pas l'être, comme l'art. Cette volonté dont il faudrait si souvent départir pour se laisser porter uniquement par le vent, devenir mouvement.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Deux moucherolles alignées sur une branche, le mâle et la femelle, la femelle lisse sur la branche son bec pendant que le mâle me surveille. Je ne dois pas bouger, sa volonté contre la mienne. Je n'arrive pas à détacher mon oeil de ses mouvements de tête suivis de ses mouvements de queue. Lui, il veut aller porter la mouche à ses petits, emprunter à l'air son mouvement pour devenir air lui-même, se déplacer le plus furtivement possible, pour nourrir l'air, en retour, de cette qualité de volonté efficace qui émeut.  Je tourne la tête, il passe sans que je le voie. J'entends un léger déplacement d'air.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les jours s'allongent, les nuits raccourcissent. Les moucherolles vont et viennent. Plongeant pour attraper l'insecte d'un coup de queue simple, elles reviennent sur la branche qui se balance,  en lançant un simple pépiement qui affirme : il faut être dans l'air le mouvement qui sans cesse apporte et enlève, tue et fait vivre.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Hier, elles étaient parties. Le nid était vide. Je l'ai tout de suite senti en arrivant au lac. Ils n'étaient plus là ces guetteurs admirables de nos moindres mouvements. Nous étions inquiets un instant d'une mort possible des petits, mais le nid, au coin du toit de la véranda, était intact. Ils étaient partis tout simplement.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1524182297451692240?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1524182297451692240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1524182297451692240' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1524182297451692240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1524182297451692240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/07/moucherolle-tchbec.html' title='Moucherolle tchébec'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1702349121892861040</id><published>2008-07-03T05:48:00.008-04:00</published><updated>2008-09-14T07:35:13.381-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Étoiles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lac Spectacle'/><title type='text'>Étoile du matin</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Est-ce le soleil qui émet des signes?&lt;br /&gt;Ces étoiles dans les vagues, quelle langue parlent-t-elles, me parlent-t-elles?&lt;br /&gt;La langue du commencement ? La langue de la fin de l'étoile? De son onde qui s'éteint?&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;Toi qui es à côté de moi, tu peux continuer de parler.&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;Son langage est sur le lac, je le vois, il me parle, mais de quoi?&lt;br /&gt;Quel langage est-ce, sinon une musique qui vibre des étoiles?&lt;br /&gt;Une langue ondule sur le lac une nouvelle portée d'étoiles, c'est ce qui m'est dit?&lt;/p&gt;       &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;Toi à côté de moi, tu peux continuer de parler ta langue humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musique d'étoiles sur le lac et le ciel brulant de cette étoile, son bleu versé sur nous, qui parlons?&lt;br /&gt;N'arrêtes pas de parler, toi  qui est si proche de moi, ne sais-tu pas que de toute façon ta langue chaude je la goberai?&lt;br /&gt;Ne sais-tu pas que je mangerai ta langue d'étoiles soulevée par la vague qui succède à la vague, à la vague qui a fait disparaitre l'étoile sur le lac?  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;Toi à côté de moi, ton silence est dans ma bouche et les étoiles sont entre les vagues le cri des étoiles.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1702349121892861040?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1702349121892861040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1702349121892861040' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1702349121892861040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1702349121892861040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/07/toile-du-matin.html' title='Étoile du matin'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7423871923599562451</id><published>2008-06-28T08:41:00.011-04:00</published><updated>2009-04-12T10:21:16.205-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Oiseaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Automobile'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Garage'/><title type='text'>Garage sans auto</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;à ma voisine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ouvrant la porte de mon garage à Montréal ( j'écris dans un garage) j'entends les chants des oiseaux.  Ce matin un oiseau nouveau, dont je  ne connais ni le nom ni l'allure, donne de la voix. Est-il d'une espèce plus tropicale? A-t-il les ailes bleues et la gorge verte? Est-ce un égaré? Un transfuge ? Un réfugié politique des espaces saccagés?  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un peu fatigué d'écrire, je me lève. Sortant dans la cour, j'entends un bruit dans les feuillages de mon &lt;i&gt;kiwi actinida&lt;/i&gt;. C'est un petit oiseau-chat dans son nid de feuilles, curieux animal qui s'échappe doucement d'un bond en flottant dans l'air. Sa propriétaire lui a passé au cou un collier à clochettes, ce qui le rend inapte à la chasse. Heureusement !  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Revenant dans mon garage, et m'asseyant pour écrire, j'imagine  Montréal sans automobiles. Pendant de longues heures, le matin, on n'entendrait que les chants d'oiseaux et les pas des passants pressés d'aller au  travail, regrettant dans le métro leur passage trop rapide sous les arbres où chats et oiseaux chassent le temps perdu.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7423871923599562451?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7423871923599562451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7423871923599562451' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7423871923599562451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7423871923599562451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/06/garage-sans-auto.html' title='Garage sans auto'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-359425475935872290</id><published>2008-06-28T08:27:00.002-04:00</published><updated>2008-06-28T08:31:15.265-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roger Fournier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gaïa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marche'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;Car en marchant nous créons une émotion qui donne vie au paysage, nous lui donnons une partie de nous-mêmes qui l'imprègne pour toujours.&lt;br /&gt;Or,  effectivement en écoutant les oiseaux, en aspirant les odeurs des bleuets en fleurs et des foins que l'on fauchait un peu plus au sud, je sentais monter en moi cette force morale qui  avait donné à nos ancêtres la possibilité de survivre dans cette région ignorée du reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                            Roger Fournier, Gaïagyne&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-359425475935872290?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/359425475935872290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=359425475935872290' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/359425475935872290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/359425475935872290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/06/car-en-marchant-nous-crons-une-motion.html' title=''/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-2668065479521560636</id><published>2008-06-28T07:55:00.001-04:00</published><updated>2008-06-28T08:25:40.043-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Oiseaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lac Spectacle'/><title type='text'>Bain de sons</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le matin, je m'assois sur la galerie. De la montagne, qui est de l'autre côté du lac, et tout autour de moi, les oiseaux dans l'air humide d'une pluie nocturne  m'offrent un bain de chants. Je m'enrobe de cette eau soyeuse. Toutes les pores de ma peau absorbent les sons de l'aurore.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-2668065479521560636?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/2668065479521560636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=2668065479521560636' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2668065479521560636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2668065479521560636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/06/bain-de-sons.html' title='Bain de sons'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-3289171121613482570</id><published>2008-06-28T07:54:00.002-04:00</published><updated>2008-07-04T05:55:24.655-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Oiseaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brume'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lac Spectacle'/><title type='text'>Brume</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;Je ne voyais rien devant moi que ce blanc de nuage. Le soleil la perçait en un seul point, y déposant une étoile. Regardant de la fenêtre, j'imaginais un paysage silencieux. Je me disais que pour les oiseaux cette brume était un espace infranchissable et mortel, où l'on ne peut ni voler ni trouver de la nourriture.  J'ai ouvert la porte. Le foisonnant des cris et des chants dans l'air. Plus de mort. La mort est le silence. Que le délice de ce qui m'est invisible et le scintillement des chants.   &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-3289171121613482570?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/3289171121613482570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=3289171121613482570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3289171121613482570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3289171121613482570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/06/brume.html' title='Brume'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-3042640942022858279</id><published>2008-05-23T05:57:00.018-04:00</published><updated>2008-07-10T06:01:38.907-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Trille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Boisé-de-Liesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps'/><title type='text'>Trille</title><content type='html'>&lt;p&gt;Comme au printemps&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'eau qui s'écoulait&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Claire&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cessé de s'écouler&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Noire&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle est ce qui pourrit&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le bois décédé&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'où nait la vie&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Autour d'elle&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les fougères ont poussé comme un hasard&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Entre elles&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les trilles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trilles  blanches&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fleurissent&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;Se colorent&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Roses&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Brunes&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Se fanent&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme un printemps&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-3042640942022858279?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/3042640942022858279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=3042640942022858279' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3042640942022858279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3042640942022858279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/05/trille.html' title='Trille'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-3129454149371110257</id><published>2008-03-31T06:13:00.002-04:00</published><updated>2008-03-31T06:20:37.566-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='île des Soeurs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Boite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mont Royal'/><title type='text'>Une ville en boite</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;Sur le mont Royal, au loin, les tours de l'Île des Soeurs ont la même forme que le lampadaire à l'avant-plan que je vois du chalet du Belvédère : une forme plus ou moins rectangulaire surmontée d'un petit chapeau. L'un et l'autre sont analogues. La lampe du lampadaire est ronde alors que l'édifice appartement de l'Île des Soeurs est rectangulaire. Il en va ainsi de notre civilisation de boîtes. Cela a commencé depuis des millénaires, cette construction rectangulaire. Elle est un des fondements de notre civilisation. Depuis peu la boîte est déformée par le vent. Les formes des automobiles s'arrondissent et surgissent dans le paysage des tours cylindriques dont chacun des appartements aux formes rondes tourne au vent, procurant de l'énergie aux habitants. Peut-on imaginer un paysage urbain composé de ces formes arrondies, lissés par le vent, douces à l'oeil. L'image du cercle appelle celle du recyclage, ce qui tourne sans cesse, ce qui est entrainé par le vent, ce qui est sculpté par lui.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-3129454149371110257?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/3129454149371110257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=3129454149371110257' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3129454149371110257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3129454149371110257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/03/une-ville-en-boite.html' title='Une ville en boite'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-4108000636977133905</id><published>2008-03-25T06:26:00.005-04:00</published><updated>2008-03-31T06:19:45.116-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parc Dufresne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Val-David'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Loutre'/><title type='text'>Celui qui voit la loutre</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;Celui qui voit la loutre, je le connais depuis longtemps. Il s'est arrêté, il a entendu un bruit d'eau. Il a vu dans le ruisseau un museau sortir et entrer très rapidement. Je me suis immobilisé moi aussi. J'ai entendu tous ces oiseaux qui l'accompagnent quand il va en forêt. Mais il ne le sait pas qu'il les attire, qu'il les connaît, qu'il les convoque. Que l'espace de silence qu'il crée, les assemble autour de lui. Il a beaucoup lu sur eux, dans son enfance, puis les a abandonnés à eux-mêmes. Il me dit :  j'ai vu une loutre. Je pense qu'il ne peut y avoir de loutre ici, à Val-David, dans ce parc très fréquenté. Que c'est peut-être une martre. Il est affirmatif, ce ne peut-être qu'une loutre. Et je suis certain qu'il a raison. Lui, il ne sait pas qu'elle a levé le nez pour le voir surgir dans le paysage. Il ne sait pas que je n'ai jamais vu de loutre. Je regarde le ruisseau, il est calme et fluide et ne révèle aucun autre mouvement que celui de son écoulement. Nous nous arrêtons un peu plus loin. Encore une fois, cela chante, cela s'élève. Il ne le sait pas qu'il appartient à la forêt et au calme de ce paysage.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-4108000636977133905?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/4108000636977133905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=4108000636977133905' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4108000636977133905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4108000636977133905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/03/celui-qui-voit-la-loutre.html' title='Celui qui voit la loutre'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1203570582923549611</id><published>2008-03-18T05:58:00.001-04:00</published><updated>2008-03-18T06:00:32.002-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Son'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Val-David'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hiver'/><title type='text'>Sons</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;Le paysage est tout entier contenu en ses sons. Chuintement, effleurements, gazouillis, frottements. Il faut fermer les yeux. Le paysage s'assemble, se lève en soi. Il prend corps. Il est composé, il est traduit en mots qui emportent et vous font apparaître dans le paysage, comme un corps, votre corps, qui voit le mouvement qui vous a créé dans ce paysage où surgissent oiseaux, branches, feuilles, arbres. Sifflements, effleurements d'eau sur la roche, glougloutements. Vous êtes d'eau. De l'eau prend forme. De l'eau parle de la neige. Souffle doux d'un coeur qui bat longtemps. Chaleur doucement insinuée goutte à goutte dans le sol. Je coule sur le sol. Je me lève. Des oiseaux aux ailes bleus effleurent mon visage transparent. Tourbillons. Fracas. Une cascade et son miroitement d'arcs en ciels. Autant dire que je me brise. Que le son s'enfle en moi pour me disloquer. Telle est ma mort. Un court instant. Le paysage tue constamment son silence. Les sons entrent en moi. Ils se dispersent et résonnent. Les branches sont agitées par le vent. J'aime ce froissement des feuilles attachées aux arbres dans le froid. Il craque. Il fissure. L'eau de nouveau détruit l'embâcle. Les paroles se libèrent. Un humain dit enfant. Une femme forme un rond de sa bouche. Le bruit de la langue qui humecte les lèvres. Une paupière glisse sur un oeil. Le sifflement d'une poudre sur la neige. Le visage se couvre de frimas. L'oeil regarde l'entonnoir de sons. Je ne parle plus. Le silence se déchire. Du sol émerge la plante en un léger chuintement, si tendre. Ce vert perle dans l'azur. Ce reflet dans l'eau de branches. Elle scintille de sons l'eau. Elle m'enlace une autre fois. Je suis debout, couvert de ses sons. J'ouvre le paysage avec ma bouche.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1203570582923549611?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1203570582923549611/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1203570582923549611' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1203570582923549611'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1203570582923549611'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/03/sons.html' title='Sons'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8787598727530488756</id><published>2008-03-14T05:41:00.011-04:00</published><updated>2008-06-28T08:10:11.927-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pas'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Boisé-de-Liesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Neige'/><title type='text'>Pinacle</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Texte retiré temporairement&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Publié dans la revue Estuaire no. 133 été 2008 intitulé  &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Jardins d'ombre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. En librairie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8787598727530488756?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8787598727530488756/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8787598727530488756' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8787598727530488756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8787598727530488756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/03/pinacle.html' title='Pinacle'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7027585448670002866</id><published>2008-03-13T06:27:00.003-04:00</published><updated>2008-06-28T08:15:12.083-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Neige'/><title type='text'>Inachevée</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;Le poète et la poésie ont inventé la nature, mais c'est un poème inachevé. Nous sommes à construire cette nature. Auparavant, nous affrontions l'univers et l'affrontant nous le détruisions. Il faut désormais vivre avec elle. Ce monde a été fait pour nous, ou plutôt nous avons été faits par ce monde pour que nous puissions de toute notre fibre vivre en lui. Indéfiniment, dans la joie. Ainsi cette neige qui tombe.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7027585448670002866?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7027585448670002866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7027585448670002866' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7027585448670002866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7027585448670002866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/03/inacheve.html' title='Inachevée'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-676494673435680794</id><published>2008-03-01T08:38:00.000-05:00</published><updated>2008-03-01T08:39:22.302-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Automne'/><title type='text'>Bronze</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;Couleur mate figée des feuilles. Le coucher de soleil devant moi.&lt;br /&gt;Le froid de bronze.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-676494673435680794?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/676494673435680794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=676494673435680794' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/676494673435680794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/676494673435680794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/03/bronze.html' title='Bronze'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-4400781776688126875</id><published>2008-01-22T05:59:00.000-05:00</published><updated>2008-01-22T06:05:31.646-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Côte-Nord'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sentier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ashini'/><title type='text'>Citation de Ashini de Yves Thériault</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;Qu'il soit gens des hautes pentes ou gens de vallons tortueux, l'homme scrutateur de pistes comme moi n'a pas craint la solitude s'il n'a jamais eu d'autre sort.&lt;br /&gt;   C'est d'avoir été et de ne plus être qui arrache à l'homme le dernier lambeau de sa joie. Il n'est point de science plus simple que celle de marcher seul dans un sentier.&lt;br /&gt;   Mais il n'est point de science plus complexe que de parcourir seul des sentiers où d'autres auparavant cheminaient avec soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-4400781776688126875?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/4400781776688126875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=4400781776688126875' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4400781776688126875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4400781776688126875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/01/citation-de-ashini-de-yves-thriault.html' title='Citation de Ashini de Yves Thériault'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7785450272949493478</id><published>2008-01-11T05:58:00.000-05:00</published><updated>2008-01-11T06:05:16.947-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Loi sur la patrimoine culturel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Projet Rabaska'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ville de Québec'/><title type='text'>Économie du paysage</title><content type='html'>Dépôt de la loi sur la conservation du patrimoine culturel. Il sera conservé à condition que cela ne nuise pas à l'économie. Ce patrimoine incluant le paysage. Quelqu'un (et plusieurs ) fait remarquer que le projet Rabaska dévisage le paysage que l'on voit de Québec. Quoi ! L'économie de la Ville de Québec n'est pas liée au tourisme, à la beauté du paysage !!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7785450272949493478?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7785450272949493478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7785450272949493478' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7785450272949493478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7785450272949493478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/01/conomie-du-paysage.html' title='Économie du paysage'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7293941647345526583</id><published>2008-01-11T05:56:00.002-05:00</published><updated>2008-07-10T06:03:37.317-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;âge des ténèbres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fleuve'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Denys Arcand'/><title type='text'>Paysage de la fuite</title><content type='html'>&lt;p&gt;Dans le film d'Arcand, L'âge des ténèbres, horizons bouchés de la banlieue, horizons clos de la circulation, horizons circulaires du travail. Le personnage principal, un fonctionnaire provincial,  clôt tout espoir pour le client qui lui fait face dans un cubicule où ils ne peuvent agir, où ils sont tous les deux pris au piège. Avant le travail, dans les rues, bouches bouchées des passants, après le travail, oreilles saturées de bruits par les téléphones portables. Tout est retourné vers soi et n'aboutit qu'à une affirmation vide de soi. Le fonctionnaire s'évade, s'échappe, et affronte la solitude, non pas tant pour se rejoindre, mais après la mort de la mère, pour retrouver la maison du père. Là Arcand nous donne certaines des plus belles images du paysage québécois. Le personnage principal fait de nouveau corps avec le paysage. Il circule dans sa lumière. Il voit l'horizon, il est ce regard qui passe de l'eau du fleuve à ces magnifiques îles lointaines. Sons des vagues, l'unique son des vagues. Je me prends à l'envier de tout mon coeur. Qu'est-ce que j'attends pour fuir moi aussi? Rien, précisément. Comme lui, qui n'attendait rien. Il pèle des pommes, une femme lui sourit. La rondeur parfaite des pommes où le regard s'attache un instant pour glisser vers l'horizon. Merci Denys Arcand!&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7293941647345526583?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7293941647345526583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7293941647345526583' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7293941647345526583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7293941647345526583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/01/paysage-de-la-fuite.html' title='Paysage de la fuite'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1383248111217151608</id><published>2008-01-11T05:55:00.003-05:00</published><updated>2008-06-28T08:11:19.448-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Boisé-de-Liesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nuit'/><title type='text'>Nuit</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Texte retiré temporairement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Publié dans la revue Estuaire no. 133 été 2008 intitulé  &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Jardins d'ombre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. En librairie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1383248111217151608?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1383248111217151608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1383248111217151608' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1383248111217151608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1383248111217151608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2008/01/nuit.html' title='Nuit'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7558831435718164698</id><published>2007-12-31T10:26:00.001-05:00</published><updated>2007-12-31T10:32:56.647-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vide'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sollers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Vide et paysage : citation</title><content type='html'>&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);font-size:100%;" &gt;Voici de la peinture, voici de la pensée. Je suis dans le paysage, le paysage est en moi. Je suis une montagne ou un océan, ou plutôt la montagne et l’océan m’habitent, ils ont une intention profonde. Rien de romantique, il s’agit d’un souffle, d’une énergie, je dois les laisser passer. La peinture est une écriture, je me recueille et j’atteins la « &lt;span class="spip"&gt;grande simplicité&lt;/span&gt; », le « &lt;span class="spip"&gt;non-séparé&lt;/span&gt; ». Je vais être allusif, évasif, libre, à l’aise. En réalité, je pars d’un vide actif, je reste en mouvement, j’arrive à garder tout en vol. Si je fais trop ressemblant, ce sera vulgaire, si je ne fais pas assez ressemblant, je tomberai dans la divagation. Je ne suis ni réaliste ni naturaliste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);font-size:100%;" &gt;Contrairement à ce qu’on m’a appris,&lt;strong class="spip"&gt; la Nature raffole du vide, elle ne demande qu’à se déployer par rapport à lui&lt;/strong&gt;. Le paysage n’est donc pas un décor, un tableau à recopier, mais un partenaire. Il me charge de parler à sa place, c’est du « spirituel animé ». Le fond est un jeu, il émerge, il s’immerge. Mon temps quotidien est celui des saisons. La société veut détruire ma vie, je la nourris en douce. Plus exactement, les montagnes ou les rivières s’en chargent pour moi. En restant assis près d’une fenêtre, avec une table propre, un pinceau et de l’encre, « j’explore les quatre coins du monde ». Un seul trait de pinceau, et c’est parti. Un seul trait de plume. Du coeur à la main, le poignet est l’organe essentiel. Je ne suis pas prisonnier de mon oeil, un coup yin, un coup yang, je rentre en contact avec ce fameux &lt;strong class="spip"&gt;tao&lt;/strong&gt; dont on fait un au-delà fumeux alors qu’il est la voie de la respiration elle-même. Shitao : « &lt;span class="spip"&gt;L’encre, en imprégnant le pinceau, porte à l’animation alerte ; le pinceau, en faisant évoluer l’encre, porte à la dimension d’esprit.&lt;/span&gt; » Jullien, qui analyse tout cela de très près, cite Picasso : « &lt;span class="spip"&gt;Si j’étais né Chinois, je ne serais pas peintre, mais écrivain. J’écrirais mes tableaux.&lt;/span&gt; » Bien entendu, nous sommes ici dans la poésie la plus stricte, mais surtout dans le « &lt;span class="spip"&gt;sans effort&lt;/span&gt; » (tian gong). Rien n’est fermé mais je dois sans cesse désobstruer, désobscurcir, ouvrir, éclairer. Ce que je peins, ce que j’écris sera ainsi au-delà de l’encre et du pinceau, et même au-delà des mots. Rien n’est « fini », tout se passe « &lt;span class="spip"&gt;comme si, sur le papier, naturellement, se produisait une peinture&lt;/span&gt; ». Et pourquoi pas comme si, sur le papier, naturellement, un livre s’était écrit ?»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Philippe Sollers&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7558831435718164698?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7558831435718164698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7558831435718164698' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7558831435718164698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7558831435718164698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/12/vide-et-paysage-citation.html' title='Vide et paysage : citation'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8443242842941037060</id><published>2007-12-10T05:58:00.000-05:00</published><updated>2007-12-10T06:00:23.990-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Itinérant'/><title type='text'>Coalition pour les itinérants</title><content type='html'>&lt;p&gt; Une coalition formée de groupes communautaires œuvrant auprès des sans-abri réclame du gouvernement Charest plus d'argent et une politique en matière d'itinérance afin de rendre les interventions gouvernementales, qui seraient trop éparpillées, plus efficaces. &lt;/p&gt;&lt;p&gt; Cette coalition déplore un manque de cohérence entre les différents programmes que ce soit en matière de prévention, de santé, de services sociaux et l'application de certaines lois. &lt;/p&gt;&lt;p&gt; Pendant ce temps, ses membres estiment que le phénomène de l'itinérance prend de l'ampleur au Québec et ne touche plus seulement les grandes villes comme Montréal. &lt;/p&gt;&lt;p&gt; En 1998, une étude de Santé Québec évaluait à plus de plus de 39 000 le nombre de personnes qui avaient recours aux refuges de nuit, aux centres de jour et aux soupes populaires à Montréal et Québec. Mais la situation aurait empiré depuis, puisqu'ils estiment à quelque 50 000 le nombre de personnes aux prises avec cette situation aujourd'hui. &lt;/p&gt;&lt;p&gt; Le 12 décembre prochain marquera le cinquième anniversaire de l'adoption de la loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale. La coalition profite de l'occasion pour inviter la population à manifester le 12 décembre sur la Colline parlementaire à Québec afin de réclamer une véritable politique en matière d'itinérance.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Source : 24 heures actualité&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8443242842941037060?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8443242842941037060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8443242842941037060' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8443242842941037060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8443242842941037060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/12/coalition-pour-les-itinrants.html' title='Coalition pour les itinérants'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-2574793691672834487</id><published>2007-11-21T06:33:00.000-05:00</published><updated>2007-12-08T08:41:29.510-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nuages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Respiration'/><title type='text'>Respiration</title><content type='html'>&lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour Sophie et Sam&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;Lèvres roses&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;Peau brune&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;Bleu azur&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;Tout cela est lent&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;Nuages rosées&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;Enlacés au bleu transparent&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;Sur un lit de branches  &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm;"&gt;Tout cela respire&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-2574793691672834487?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/2574793691672834487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=2574793691672834487' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2574793691672834487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2574793691672834487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/11/respiration.html' title='Respiration'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8945492592157485398</id><published>2007-11-10T08:33:00.001-05:00</published><updated>2007-12-10T06:10:51.141-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nuage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shop Angus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Limbes'/><title type='text'>Nuage au dessus de la forêt des esprits dépeuplée : Le paysage des limbes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWzLl4A4SI/AAAAAAAAAFg/o_4NpAA9Rfk/s1600-h/P1010074.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWzLl4A4SI/AAAAAAAAAFg/o_4NpAA9Rfk/s400/P1010074.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131204362185531682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Extrait du journal Le Monde :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;blockquote&gt;Cité du Vatican -- Les théologiens du Vatican sont convenus après des mois de travaux que les limbes n'existent pas et que les petits enfants morts sans baptême vont directement au paradis, mettant fin à une tradition multiséculaire qui a tourmenté des générations de mères. Dans un document adopté avec l'accord du pape Benoît XVI, la commission théologique internationale du Vatican a conclu qu'il existe «des bases théologiques et liturgiques sérieuses pour espérer que, lorsqu'ils meurent, les bébés non baptisés sont sauvés». L'idée des limbes reflète «une vision trop restrictive du salut», ont-ils tranché&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;Cet avis autorisé prend le contre-pied de plusieurs siècles de croyance sur l'existence des limbes («bordure» en latin), un lieu situé entre l'enfer et le paradis où avaient été relégués les bébés morts non baptisés. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mais que ferons tous ces non-baptisés, les Homères, les Platons, les Aristotes, qui n'ont pas reçu le précieux sacrement, puisqu'ils sont nés avant la venue du Sauveur ?  Je crois que tous ceux-là se sont enfui, suivant les conseil d'Ulysse, avant d'être détruits. Ils sont dans ce &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;grand nuage qui s'avance vers moi!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Virgile parle à Dante, chant 4 de la Divine Comédie :&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et lui à moi : « L'angoisse de ceux qui sont en bas empreint mon visage de cette pitié que tu prends pour de la frayeur. Allons ! la longue route nous presse. » Ce disant, il entra et me fit entrer dans le premier cercle qui ceint l'abîme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Là, selon qu'en jugeait, l'ouïe, point de gémissements, mais des soupirs dont frémissait l'air éternel. Et ces soupirs venaient de la tristesse, toutefois sans souffrances, que ressentaient des troupes nombreuses et d'enfants, et de Femmes, et d'hommes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le bon Maître me dit : « Tu ne demandes point qui sont ces esprits que tu vois? Or, avant d'aller plus loin, je veux que tu saches qu'ils ne péchèrent point : mais, si leurs oeuvres furent bonnes, cela ne suffit, parce qu'ils ne reçurent point le baptême, qui est la porte de la foi que tu crois. Ayant vécu avant le christianisme, ils n'adorèrent point Dieu dûment, et je suis moi-même de ceux-là. Pour ces choses qui nous ont manqué, non pour autre crime, nous sommes perdus, et notre seule peine est de vivre dans le désir sans espérance. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Une grande tristesse me prit au cœur lorsque je l'entendis ; car je reconnus des gens de haute valeur ainsi suspendus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;— Dis-moi, mon Maître, dis-moi, Seigneur, commençai-je, voulant être certain de cette foi qui vainc toute erreur, jamais aucun, par ses mérites ou les mérites d'autrui, est-il sorti d'ici pour être heureux ensuite ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et lui, qui comprit mon parler couvert, répondit : « J'étais nouveau en ce lieu, lorsque j'y vis venir un Puissant, couronné du signe de la victoire .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il en tira l'ombre du premier père, d'Abel son fils, celle de Noé et celle de Moïse, législateur et obéissant ; le patriarche Abraham et le roi David ; Israël, et son père et ses enfants, et Rachel pour qui il fit tant, et beaucoup d'autres, et les fit heureux ; car je veux que tu saches qu'auparavant les âmes humaines n'étaient pas sauvées. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nous ne cessions point d'aller pendant qu'il parlait, mais nous traversions la forêt, je veux dire l'épaisse forêt des esprits. Nous n'étions pas encore descendu beaucoup au-dessous du sommet, quand je vis un feu rayonnant autour d'un hémisphère de ténèbres. Nous en étions encore un peu loin, mais non pas tant que je n'y discernasse en partie qu'une gent illustre occupait ce lieu.  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;— O toi, qui honores toute science et tout art, qui sont ceux-ci que sépare des autres l'honneur qu'on leur rend ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et lui à moi : « Leurs noms glorieux, dont retentit le monde où tu vis, leur acquièrent dans le ciel la faveur qui tant les élève. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lorsque j'entendis une voix : « Honorez le grand Poète son ombre qui était partie revient. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lorsque la voix se tut, je vis quatre grandes ombres venir à nous ; elles ne semblaient ni tristes, ni joyeuses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le bon Maître me dit : « Regarde celui qui, avec cette épée en main, marche comme seigneur devant les autres : celui-là est Homère, le poète souverain, et l'autre qui vient ensuite est Horace le satirique ; Ovide est le troisième, et le dernier Lucain ; quoiqu'à chacun d'eux, comme à moi, convienne le nom qu'a prononcé la voix seule , ils m'honorent et en cela ils font bien. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ainsi je vis se rassembler la belle école du roi des chants élevés, qui au-dessus des autres vole comme l'aigle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lorsqu'ils eurent ensemble un peu discouru, ils se tournèrent vers moi, me saluant du geste, et mon Maître en sourit :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et plus d'honneur encore ils me firent, me recevant dans leurs rangs, de sorte que je fus le sixième parmi ces grandes intelligences. Nous allâmes ainsi jusqu'à la lumière, parlant de choses qu'il est bien de taire, comme il était bien là d'en parler. Nous vînmes au pied d'un noble château, sept fois ceint de hautes murailles, et entouré d'un gracieux petit fleuve. Nous le passâmes comme une terre ferme : j'entrai par sept portes avec ces sages, et nous arrivâmes dans une prairie d'une fraîche verdure. Là étaient des gens aux regards lents et graves, de grande autorité dans leur apparence : ils parlaient peu et d'une voix douce. Nous nous retirâmes à part, en un lieu ouvert, lumineux et haut, de sorte que tous se, pouvaient voir. Là, devant moi, sur le vert  émail   me furent montrés les grands esprits, et de leur vue encore en moi-même je m'exalte. Je vis Electre, accompagnée de beaucoup d'autres, parmi lesquels je reconnus Hector, et Enée, et César, armé de ses yeux d'épervier. Je vis Camille  et Penthésilée  de l’autre côte ; je vis aussi le roi Latinus assis avec sa fille Lavinie. Je vis ce Brutus qui chassa Tarquin, Lucrèce, Julia, Marzia et Cornelia , et, seul à l'écart, Saladin . Puis ayant levé un peu plus les yeux, je vis le maître de ceux qui savent , assis au milieu de la Camille philosophique. Tous l'admiraient, tous lui rendaient honneur. Là je vis Socrate et Platon, qui se tiennent plus près de lui que les autres ; Démocrite, qui soumet l'univers au hasard ; Diogène, Anaxagore et Thaïes ; Empédocle, Héraclite et Zénon ; et je vis celui qui si bien décrivit les vertus des plantes, je veux dire Dioscoride ; je vis Orphée, Tullius et Livius , et Sénèque le philosophe moral; Euclide le géomètre, Ptolémée, Hippocrate, Evicenne  et Galien, Averroès qui fit le grand Commentaire. Je ne saurais les nommer tous, car tellement me presse mon long sujet, que maintes fois le dire reste en arrière des choses. La troupe des six se sépara en deux : le sage Guide, par une autre route, me conduisit, hors de l'air tranquille, dans l'air qui frémit, et je vins en un lieu où rien ne luit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style="text-indent: 1.25cm; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8945492592157485398?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8945492592157485398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8945492592157485398' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8945492592157485398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8945492592157485398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/11/nuage.html' title='Nuage au dessus de la forêt des esprits dépeuplée : Le paysage des limbes'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWzLl4A4SI/AAAAAAAAAFg/o_4NpAA9Rfk/s72-c/P1010074.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-3449570042199224933</id><published>2007-11-10T08:06:00.001-05:00</published><updated>2007-12-08T08:43:44.545-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Track'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Itinérant'/><title type='text'>Sous le tunnel Rachel</title><content type='html'>J'arrive sous le tunnel Rachel, je distingue un mouvement, un homme me fait face. Son sourire force mon sourire. Il a ressenti mon incertitude. À ses pieds, je vois son lit, ses couvertes, son campement, un cercle de pierre où faire un feu. Il me parle de lui : il me dit qu'il préfère dormir ici, parce que dans les missions on le réveille trop tôt.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWvg14A4OI/AAAAAAAAAFA/2FvzIfxFM00/s1600-h/P1010047.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWvg14A4OI/AAAAAAAAAFA/2FvzIfxFM00/s320/P1010047.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131200329211240674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWtzF4A4KI/AAAAAAAAAEg/QdgZ0ctugDA/s1600-h/P1010051.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWtzF4A4KI/AAAAAAAAAEg/QdgZ0ctugDA/s320/P1010051.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131198443720597666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je lui demande s'il n'a pas froid. Pas encore dit-il, il se résoudra à dormir entre quatre murs quand l'hiver s'installera. Je m'inquiète de savoir s'il peut trouver à manger. Il dit qu'il n'a pas de problème. Il est à deux pas du Loblaw des Shop Angus.&lt;br /&gt;De l'autre côté de la track, deux cages où dorment d'autres itinérants?&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWxwV4A4RI/AAAAAAAAAFY/oDeXslDkdts/s1600-h/P1010049.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWxwV4A4RI/AAAAAAAAAFY/oDeXslDkdts/s320/P1010049.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131202794522468626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWwC14A4QI/AAAAAAAAAFQ/jAbLJRlJq50/s1600-h/P1010067.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWwC14A4QI/AAAAAAAAAFQ/jAbLJRlJq50/s320/P1010067.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131200913326792962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWtzF4A4KI/AAAAAAAAAEg/QdgZ0ctugDA/s1600-h/P1010051.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-3449570042199224933?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.artpaysage.com/cadrep22.html' title='Sous le tunnel Rachel'/><link rel='enclosure' type='text/html' href='http://www.artpaysage.com/cadrep22.html' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/3449570042199224933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=3449570042199224933' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3449570042199224933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3449570042199224933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/11/sous-le-tunnel-rachel.html' title='Sous le tunnel Rachel'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RzWvg14A4OI/AAAAAAAAAFA/2FvzIfxFM00/s72-c/P1010047.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-4688233385378272220</id><published>2007-11-05T05:48:00.000-05:00</published><updated>2007-11-10T07:50:17.523-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nietzche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parcs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Église'/><title type='text'>Les grands parcs de Nietzche</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il faudra prendre conscience un jour, et vraisemblablement ce jour est-il proche, de ce qui manque avant tout aux grandes villes : des lieux calmes et vastes, de vastes dimensions où méditer, des lieux possédant de longs portiques très spacieux pour le mauvais temps ou l'excès de soleil, où ne pénètre pas le vacarme des voitures et des bonimenteurs et où une bienséance plus raffinée interdise même au prêtre de prier à voix haute : des édifices et des jardins qui expriment comme un tout la sublimité de la réflexion et du cheminement à l'écart. Le temps n'est plus où l'Église détenait le monopole de la médiation, où il fallait toujours que la vita contemplentiva soit complètement vita religiosa : et tout ce que l'Église a bâti exprime cette pensée. Je ne saurais comment nous pourrions nous satisfaire de ses édifices, même si on les dépouillait de leur destination ecclésiastique; ces édifices parlent une langue bien trop pathétique et partiale, en tant que demeures de Dieu et sièges fastueux d'un commerce supramondain pour que nous, sans-dieux, puissions y penser nos pensée. Nous voulons nous être traduits en pierre et en plante, nous voulons nous promener en nous-mêmes lorsque nous parcourons ces portiques et ces jardins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nietzche, Le gai savoir&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-4688233385378272220?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/4688233385378272220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=4688233385378272220' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4688233385378272220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4688233385378272220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/11/les-grands-parcs-de-nietzche.html' title='Les grands parcs de Nietzche'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8747160759612038125</id><published>2007-11-02T05:48:00.001-04:00</published><updated>2008-09-15T20:01:18.981-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Automne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Boisé-de-Liesse'/><title type='text'>Automne 2</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je vois à travers la forêt les feuilles colorées en teintes qui  se pénètrent. La lumière du ciel, tendu au dessus de moi par les hautes branches des arbres, traverse des étages de feuilles jaunes et dorées. Le sentier, devenu ligne rougeoyante, attire le regard vers la vibration  chatoyante des feuilles suspendues au gris des arbres.  La forêt respire, dans cette chaleur de début novembre, en ce temps nouveau d'une certaine catastrophe, elle est tendre et suave, comme une amante attendant. Dans cet automne sidérant, tout est lumineux et doux. Au repos.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8747160759612038125?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8747160759612038125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8747160759612038125' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8747160759612038125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8747160759612038125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/11/automne-2.html' title='Automne 2'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7128595127076815870</id><published>2007-10-28T07:49:00.000-04:00</published><updated>2007-10-29T05:35:33.942-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Île d&apos;Orléans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fleuve St-Laurent'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rabaska'/><title type='text'>Contre Rabaska</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Nos députés ne se promènent pas souvent sur la terrasse Dufferin, s'ils le faisaient et s'ils étaient sensibles au paysage, le décret autorisant le projet Rabaska n'aurait pas été promulgué. Je joins ma voix à ceux qui s'y opposent, au nom d'une mémoire et d'un respect du paysage, grandiose à cet endroit.   &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7128595127076815870?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7128595127076815870/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7128595127076815870' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7128595127076815870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7128595127076815870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/10/contre-rabaska.html' title='Contre Rabaska'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1624173747509669034</id><published>2007-10-27T06:26:00.001-04:00</published><updated>2008-11-02T09:04:52.725-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nietzche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ponge'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sollers'/><title type='text'>Sollers 2</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;La thèse que pose Nietzsche pour finir est la suivante : puisque la plèbe est en haut aussi bien qu’en bas, et ça va continuer de plus belle, il faut une aristocratie d’esprit. Mais en quoi la noblesse consiste-t-elle désormais ?&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Blog de Sollers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Je me suis abonné au blog Sollers et j'imagine que c'est Sollers qui y parle (écrit). En fait, il fait beaucoup de copier-coller, quoiqu'il s'efforce aussi de bloguer. Le lisant, me sentais-je moi aussi partie de cette aristocratie de l'esprit à laquelle il me faudrait appartenir? En ai-je la noblesse ? En ai-je l'esprit?&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;La force de Sollers est toujours de remettre en cause la littérature, d'en convoquer les fondements. Voir sans voir, c'est-à-dire lire et entendre, et  entendant, voir ce qui ne peut être vu.&lt;br /&gt;Le fondement de la littérature étant de remettre en cause, puisque c'est l'art de la fiction, de dire la vérité par la fiction rend le réel fictif, l'auteur étant inclus dans ce jeu... comme maître de jeu?&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Lecture de Paradis 2, quelques beaux moments, des phrases toujours claires, une énonciation atomistique, chaque mot disposé pour foudroyer (vous voulez être Juliette?). J'ai été surtout marqué par l'apparition de Virgile dans le texte et puis ces moments de pur bonheur, quand la chape du discours social tombe ( la chape de la parodie tombe – pour devenir paradis). Dire para. L'art de Sollers : ce nouveau genre littéraire : le paradis. Parodier le discours pour montrer qu'il recouvre ces états de paradis, quand le corps est convié à sa parole véritable, à son réel vibrato. Question de résonnance?&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;L'IRM, série de résonateurs. La longueur d'onde étant déterminée par la longueur de la corde qui relie deux points, l'être à identité multiple résonne de la distance entre ces multiples identités puisqu'il ne peut être un sous le regard de l'autre, il sera plusieurs liés entre eux, qui résonnent. Pouvoir de résonnance, vibrato d'une voix qui en contient l'harmonique de plusieurs. Entre Sollers (Joyeau) et Sollers l'écrivain, premier vibrato.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Paradis&lt;/i&gt;. Il y donne sa formule de l'être et du néant, de l'infini. Tout cela découle d'une expérience fondamentale.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;*&lt;br /&gt;Je dois y lire ce que dit mon fils : il est facile d'écrire des tragédies. Il sera plus difficile d'écrire la Comédie du monde. Pour Sollers, l'art suprême :  la paradie.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Dans le rythme de Paradis 2, ces longues parodies d'énonciation sociales puis la percée, la trouée, la magnificence de certains moments. Comme dans &lt;i&gt;La recherche&lt;/i&gt;, où l'on trouve de longues descriptions des usages sociaux ou des actions des personnages, comme les blasons de Charlus, puis soudain, traversée de la beauté, on pourrait dire poésie, fulgurance de l'instant.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Le problème du noble ou de l'aristocrate est qu'il peut avoir la tête tranchée. C'est sûrement mieux du point de vue Sollersien que de ne pas avoir de corps. Je suis assez d'accord. D'autres aussi n'ont ni corps, ni pensée, la faim leur arrache le cerveau. Mais ce n'est pas une idée juste, du moins, équivalente dans le système de Sollers. Mais je ne joue pas franc jeu! Tout chose étant égale par ailleurs, on pourrait dire qu'il est préférable d'avoir la tête tranchée, un jour, que de ne pas avoir de corps du tout, du moins de ne plus posséder ce corps. C'est le pourquoi du crâne de Sollers dans &lt;i&gt;Une vie divine, &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;ce léger paquet d'os &lt;/span&gt;qu'il dépose là où il va, là où il se repose. C'est ce crâne d'une tête tranchée par cette révolution avortée, qui aura tué ces aristocrates ( l'étaient-ils encore ( sauf Sade bien entendu)) en même temps que l'idée de l'aristocratie.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Une éthique chez Sollers. La constance d'une position.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Pour moi Femmes n'a jamais traité que du pouvoir des femmes. Histoire d'un homme qui navigue entre les formes de ces pouvoirs pour y échapper – et les traverser. Comme Ulysse. N'oublions pas Circé. Et Ithaque....&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Influence de Ponge sur Sollers. Pour Sollers, dans l'écriture de Ponge chaque mot est comme un sculpture sonore, et chaque écrit un mobile fascinant qui a une véritable présence dans le temps. C'est ce que veut affirmer Sollers dans Paradis. Le roman est un espace et un temps dans lequel on entre réellement, puisque l'espace sonore existe, et que son temps est la phrase ( dans le livre – qui n'est pas seulement ce qui est imprimé).&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Évidemment, Virgile accompagne Dante en enfer, après qu'il soit entré par cette porte dérobée au sein du paysage. C'est ce Virgile qui est dans Paradis. J'ai toujours pensé même après n'avoir lu que des brides de Paradis, que ce livre montrait un enfer et que les livres qui ont suivi nommaient le Paradis. Paradis dit cet enfer qui est ce bloc continu d'une énonciation sociale et sexuelle du corps de laquelle nous pouvons nous échapper parfois, de laquelle il nous faut toujours nous évader.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Ce que j'ai affirmé dans Sollers 1 n'est pas tout à fait juste. Pour Sollers la Société ne peut changer, elle restera la même. Pour ce qui est de l'homme ou plutôt de l'humain, le même constat s'applique. L'humain est ce qui sera fabriqué par faute d'individuation de chacun. En ce sens le rapport entre le corps et l'espace sonore, tel que je l'ai défini dans&lt;i&gt; Sollers 1&lt;/i&gt; n'est pas exact. D'une certaine façon le corps est dans la voix, comme écriture. Pour que l'écriture soit un geste total, il faut que le corps y passe en entier, éjecté, selon une dialectique. Nié (éjecté) pour apparaître comme la véritable individuation de celui qui parle, mobile dans le temps, par son corps, mais dans sa voix.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;«....Au contraire est un oiseau spirituel à animalité de soie et d’acier. » (Blog Sollers, article sur Mozart). C'est ce qui est recherché. Cette animalité tendue. L'homme n'est plus confronté à la nature, il ne peut évoluer : sa pensée s'est arrêtée, s'est encagée. Il lui faut la confrontation directe du corps avec l'abrupt, qui est aussi le temps, qui est aussi la sexualité dans ce qu'elle pourrait avoir de plus incisif ou si l'on veut de plus innocent.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;«Chaque époque a ses symptômes, la nôtre tourne de plus en plus autour de l’enfant mort, voire du déni de maternité avec mise au congélateur des petits cadavres.»  Dans le fonds, Sollers est gentil, il veut le bien de l'humanité – ( c'est surement un être adorable!). Il ne veut pas que nous devenions des machines. Il veut que nous continuions à avoir de vraies mères!&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;i&gt;«La joie devant la mort contre toute immortalité»&lt;/i&gt; Georges Bataille. On retrouve le même mépris de l'immortalité chez Nietsche.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;«La prise de la Bastille, c'est ce rouleau, dont la disparition faisait pleurer à Sade des « &lt;i&gt;larmes de sang &lt;/i&gt;». Bombe de l'anti-loi, révélation minutieuse de toutes les terreurs et de toutes les horreurs possibles, en abyme, de ce qui est en train de se déchaîner dans l'Histoire, à cette époque et depuis. Puissance du style, ampleur brûlante de l'imagination, composition acharnée de plume et d'encre, météorite ravageant l'hypocrisie millénaire, stupeur.» Philippe Sollers, Blog et Nouvel Observateur.&lt;br /&gt;L'écriture révèle les dessous de l'histoire, les dessous du désir, les dessous de la pulsion de mort,  les véritables motifs des gestes, au-delà du discours. L'hypocrisie du crime démasquée par la mise en scène ultime du crime dans le plaisir.&lt;br /&gt;Cet argumentaire se tient, même s’il reste toujours les crimes, les tortures, la douleur. Je pourrais dire que pour moi Sade est un grand écrivain parce qu'il est celui qui met en scène de façon la plus radicale le rapport du plaisir et de la douleur.Il écrit son désir sans concession et il est toujours dans le désir d'écrire. Mais cette aristocratie de Sade est-elle la noblesse dont parle Nietzche, et la volonté de puissance qu'elle exalte est-elle celle de Nietsche?&lt;br /&gt;Sade nous tend un piège, soit à prendre cette fiction pour une réalité, il s'agit d'une représentation et nous sommes toujours sur le point d'y succomber, et on pourrait dire que le monde y succombe chaque jour dans le crime, le meurtre, le sang.&lt;br /&gt;On pourrait dire aussi, comme Levinas, que la conception du rapport du corps et de l'esprit qui se fait jour dans Sade ne peut mener qu'à un désastre social. Mais pour Sollers, le social est un désastre.&lt;br /&gt;En somme, Sollers ne dit pas tout de son rapport à Sade. Cette féroce écriture est une volonté d'érotisation qui mène à une littérature du crime et de la mort. Mystère que n'entame pas tout à fait dans tous ses aboutissements Sollers. Il se réserve une pensée définitive qu'il ne nous livre pas. Il enveloppe Sade de son propre mystère. Il en est en quelque sorte la reliure Pleiade 1982.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;J'imagine mal Sollers se livrer au travail d'éditer son Blog. Il confie surement le tout à sa secrétaire. Mais ce travail ne fait pas partie de sa description de tâches. Que fait Sollers pour qu'elle accepte d'accomplir ce léger surcroit de travail. Il lui lance des billets doux? Il lui donne du plaisir ? Il l'invite à diner? Je suis surement un pervers. Non, Sollers est un bon garçon, il fait tout lui-même, il ne l'oblige pas à faire ce qu'elle ne veut pas faire. Il la respecte parce qu'il a peur de sa bouche de crocodile. Ou il laisse parfois une note nonchalante sur son bureau : «Vous serez assez gentille pour  me bloguer ça, Amandine.» Oui Amandine ! c'est pour les travaux spéciaux, dans la vraie vie elle s'appelle Mireille.&lt;/span&gt;  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1624173747509669034?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1624173747509669034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1624173747509669034' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1624173747509669034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1624173747509669034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/11/sollers-2.html' title='Sollers 2'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-3458497141553205568</id><published>2007-10-24T05:43:00.000-04:00</published><updated>2008-01-14T20:34:52.875-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Automne'/><title type='text'>Je cours</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Si je comprends bien, il n'y a jamais eu de temps, que cet espace. ( J’avais écrit: Si je comprends bien, il n'y a jamais eu de temps, que ce long ruban de couleurs. Je devrais écrire: Si je comprends bien, il n'y a jamais eu de temps, que cette liberté de se mouvoir dans toutes les dimensions.)&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Si je comprends bien, il n'y jamais eu d'espace, que cette nage dans le temps. (  J'avais écrit: Si je comprends bien, il n'y jamais eu d'espace, que cette nage dans une matière à la fois translucide et opaque qui semble m'entourer : air comme eau,  arbres comme rochers. J'aurais pu écrire:  Si je comprends bien, il n'y jamais eu d'espace, que ce qui semble descendre dans le sol, infiniment et ce qui sembler monter  vers le ciel, infiniment. Je voulais écrire : Si je comprends bien, il n'y jamais eu d'espace, que ce milieu dans lequel je me glisse,  le temps.)  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je cours dans les feuilles rouges. Je cours dans les feuilles orangées. Je cours dans les feuilles jaunes.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je m'arrête. Ils (temps et espace) s'assemblent puisque je les écris. J'étais immobile.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-3458497141553205568?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/3458497141553205568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=3458497141553205568' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3458497141553205568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3458497141553205568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/10/je-cours.html' title='Je cours'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8783084024640421473</id><published>2007-10-24T05:26:00.000-04:00</published><updated>2007-10-25T06:13:14.519-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Milan Kundera'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Route'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chemin'/><title type='text'>Route et chemin : Kundera</title><content type='html'>Milan Kundera - routes et chemins&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chemin : bande de terre sur la quelle on marche à pied. La route se distingue du chemin non seulement parce qu'on la parcourt en voiture, mais en ce qu'elle est une simple ligne reliant un point à un autre. La route n'a par elle-même aucun sens; seuls en ont les deux poins qu'elle relie. Le chemin est un hommage à l'espace. Chaque tronçon du chemin est en lui-même doté d'un sens et nous invite à la halte. La route est une triomphale dévalorisation de l'espace qui aujourd'hui n'est plus rien d'autre qu'une entrave aux mouvements de l'homme, une perte de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avant même de disparaître du paysage, les chemins ont disparu de l'âme humaine: l'homme n'a plus le désir de cheminer et d'en tirer une jouissance. Sa vie non plus, il ne la voit pas comme un chemin, mais comme une route: comme une ligne menant d'un point à un autre, de grade de capitaine à grade de général, du statut d'épouse au statut de veuve. Le temps de vivre s'est réduit à un simple obstacle qu'il faut surmonter à une vitesse toujours croissante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans le monde des routes, un beau paysage signifie : un ilot de beauté, relié par une longue ligne à d'autres ilôts de beauté. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans le monde des chemins, la beauté est continue et toujours changeante: à chaque pas elle nous dit «Arrêtes-toi!».&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Milan Kundera, L'immortalité&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8783084024640421473?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8783084024640421473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8783084024640421473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8783084024640421473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8783084024640421473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/10/route-et-chemin-kundera.html' title='Route et chemin : Kundera'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-938055614513438977</id><published>2007-10-24T05:25:00.000-04:00</published><updated>2008-01-15T19:49:31.318-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Infini'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Obstacle</title><content type='html'>Devant l'étendue et la puissance de cette nature ( cet univers) qui m'a façonné je n'ai d'autre choix que de me projeter tout entier dans l'infini ( d'être lancé comme infini), quand je dis je, je veux dire ma peau, mes muscles, mes os et mes pensées. En ceci, je retrouve le sourire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-938055614513438977?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/938055614513438977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=938055614513438977' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/938055614513438977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/938055614513438977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/10/obstacle.html' title='Obstacle'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-1914620473876330783</id><published>2007-10-19T06:05:00.003-04:00</published><updated>2008-06-28T08:13:08.977-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Automne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Boisé-de-Liesse'/><title type='text'>Marche d'automne</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Texte retiré temporairement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Publié dans la revue Estuaire no. 133 été 2008 intitulé  &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Jardins d'ombre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. En librairie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-1914620473876330783?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/1914620473876330783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=1914620473876330783' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1914620473876330783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/1914620473876330783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/10/marche-dautomne.html' title='Marche d&apos;automne'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-6673263835407042267</id><published>2007-10-18T06:33:00.000-04:00</published><updated>2007-10-18T06:37:08.392-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Proust'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Paysage de la lecture : Proust</title><content type='html'>Voici un des paysages de lecture de Proust :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais après le jeu obligé, j’abrégeais la fin du goûter apporté dans des paniers et distribué aux enfants au bord de la rivière, sur l’herbe où le livre avait été posé avec défense de le prendre encore. Un peu plus loin, dans certains fonds assez incultes et assez mystérieux du parc, la rivière cessait d’être une eau rectiligne et artificielle, couverte de cygnes et bordée d’allées où souriaient des statues, et, par moments sautelante de carpes, se précipitait, passait à une allure rapide la clôture du parc, devenait une rivière dans le sens géographique du mot – une rivière qui devait avoir un nom, – et ne tardait pas à s’épandre (la même vraiment qu’entre les statues et sous les cygnes ?) entre des herbages où dormaient des boeufs et dont elle noyait les boutons d’or, sortes de prairies rendues par elle assez marécageuses et qui, tenant d’un côté au village par des tours informes, restes, disait-on, du moyen âge, joignaient de l’autre, par des chemins montants d’églantiers et d’aubépines, la « nature » qui s’étendait à l’infini, des villages qui avaient d’autres noms, l’inconnu. Je laissais les autres finir de goûter dans le bas du parc, au bord des cygnes, et je montais en courant dans le labyrinthe jusqu’à telle charmille où je m’asseyais, introuvable, adossé aux noisetiers taillés, apercevant le plant d’asperges, les bordures de fraisiers, le bassin où, certains jours, les chevaux faisaient monter l’eau en tournant, la porte blanche qui était la « fin du parc » en haut, et au-delà, les champs de bleuets et de coquelicots. Dans cette charmille, le silence était profond, le risque d’être découvert presque nul, la sécurité rendue plus douce par les cris éloignés qui, d’en bas, m’appelaient en vain, quelquefois même se rapprochaient, montaient les premiers talus, cherchant partout, puis s’en retournaient, n’ayant pas trouvé ; alors plus aucun bruit ; seul de temps en temps le son d’or des cloches qui au loin, par delà les plaines, semblait tinter derrière le ciel bleu, aurait pu m’avertir de l’heure qui passait ; mais, surpris par sa douceur et troublé par le silence plus profond, vidé des derniers sons, qui le suivait, je n’étais jamais sûr du nombre des coups. Ce n’était pas les cloches tonnantes qu’on entendait en rentrant dans le village – quand on approchait de l’église qui, de près, avait repris sa taille haute et raide, dressant sur le bleu du soir son capuchon d’ardoise ponctué de corbeaux – faire voler le son en éclats sur la place « pour les biens de la terre ». Elles n’arrivaient au bout du parc que faibles et douces et ne s’adressant pas à moi, mais à toute la campagne, à tous les villages, aux paysans isolés dans leur champ, elles ne me forçaient nullement à lever la tête, elles passaient près de moi, portant l’heure aux pays lointains, sans me voir, sans me connaître et sans me déranger.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la lecture, Marcel Proust&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-6673263835407042267?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/6673263835407042267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=6673263835407042267' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/6673263835407042267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/6673263835407042267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/10/paysage-de-la-lecture-proust.html' title='Paysage de la lecture : Proust'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-5454103329549015128</id><published>2007-10-06T09:54:00.000-04:00</published><updated>2008-01-15T19:54:53.443-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aster'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lac Gohier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aster cordifolié'/><title type='text'>Aster</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Asters de fin d'été, le long des sentiers ou des routes, blanches ou bleu-mauves, étoiles de la fin des longs jours, du froid revenu dans la nuit et dans nos os, alors que nous nous réfugions à la brunante dans nos maisonx abandonnant les veilles sur les balcons ou les vérandas. Fleurs d'asters cordifoliés, qui pourraient être cueillis par nos mains afin de resplendir dans la pénombre, sur la table, au bout de leur tige portant des feuilles en forme de coeur,  au bout du jour,  avant la nuit, avant la fin de l'été.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Aster cordifolié, premier aster d'Amérique découvert, puis amené en France pour y fleurir dans les jardins d'Europe. Ici, méconnu, inutilisé, poussant le long des maisons, mauvaise herbe pour la plupart, fleur simple, tenace et nécessaire de la fin de cet été magnifique où j'ai parcouru tant de sentiers où je la voyais poindre entre les verges d'or, des rudbeckies et des eupatoires. Fleur frêle et presque douce, étoile de la fin de l'été. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-5454103329549015128?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/5454103329549015128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=5454103329549015128' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5454103329549015128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5454103329549015128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/10/aster.html' title='Aster'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-5271325842659449483</id><published>2007-10-06T07:46:00.000-04:00</published><updated>2007-10-07T08:56:52.383-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Groupe Territoire Culturel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Herbier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matawinie'/><title type='text'>Herbier Matawin</title><content type='html'>Un organisme en Matawinie, Le Groupe Territoire Culturel, fait la jonction en art et nature. Il  soutient la crétion d'un art forestier par son initiative du &lt;span class="titres"&gt;Centre de recherche et d'expérimentation          des arts forestiers. Il a produit un herbier numérique de la Matawinie que l'on peut consulter à l'adresse web : http://www.territoire.org/FRANCAIS/CREAF/HERBIER/intro.html.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-5271325842659449483?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.territoire.org/FRANCAIS/CREAF/HERBIER/intro.html' title='Herbier Matawin'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/5271325842659449483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=5271325842659449483' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5271325842659449483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5271325842659449483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/10/herbier-mattawin.html' title='Herbier Matawin'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-56816318977600261</id><published>2007-09-24T06:37:00.000-04:00</published><updated>2007-09-25T05:28:01.406-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Couleurs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ciel'/><title type='text'>Ciel clair</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pourquoi le ciel est-il si clair ? Son bleu pâle teinte d'une luminosité tendue les mouvements colorés&lt;br /&gt;d'une terre rivée à ses âges. Le temps ne passe plus ? Seule la couleur que j'énonce me distingue de l'horizon. Je suis  ce temps qui a passé.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-56816318977600261?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/56816318977600261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=56816318977600261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/56816318977600261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/56816318977600261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/ceil-clair.html' title='Ciel clair'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-6125739429230556457</id><published>2007-09-24T06:35:00.002-04:00</published><updated>2007-10-07T08:59:33.051-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sentier des Grandes Vallés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Automne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Couleurs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parc du Mont-Tremblant'/><title type='text'>Automne 1</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Marcher dans le rouge. Atteindre un sommet. Un paysage fait d'écoulements de couleurs. Des fleuves de rouges, des rivières de jaunes passent entre des rives vertes et bleus lacs. Au plus loin, un léger sfumato nous entoure. Il pourrait être de la couleur de notre fin, il a celle de notre corps.   &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-6125739429230556457?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/6125739429230556457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=6125739429230556457' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/6125739429230556457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/6125739429230556457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/automne-1.html' title='Automne 1'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7117180259484129712</id><published>2007-09-24T06:35:00.001-04:00</published><updated>2007-09-25T05:29:26.915-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Carcan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voile'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parc du Mont-Tremblant'/><title type='text'>Voile</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'ai gravi cette montagne. Une fois, dix fois, cent fois? Au sommet de la montagne, dans l'air à peine translucide, j'entrevois la silhouette estompée d'un sapin. Un peu au-delà, dans les teintes de blanc, du gris passe et disparaît. Le paysage est un voile qui ondule lentement, un tissu froid fait d'ombres et de pâles éclaircies. Demain, dans la transparence de l'air, entouré d'un voile vibrant de couleurs, je gravirai cette montagne.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7117180259484129712?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7117180259484129712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7117180259484129712' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7117180259484129712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7117180259484129712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/voile.html' title='Voile'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-4542210473244693339</id><published>2007-09-21T05:53:00.000-04:00</published><updated>2007-10-03T05:27:41.879-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Calcul'/><title type='text'>Marche 3</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'arrive au sommet de cette montagne, en sueur, dans ce sentier, où j'émerge dans la lumière. J'entends un bruissement de mots, un ensemble indéfini de phrases qui sont à la fois en moi et dans le paysage. Cet écoulement continu de sons fait parti de l'espace, du paysage, d'un infini calcul dans lequel je suis entré. Ce calcul infini m'informe, par ce flux continu de mots, de son existence ou plutôt, il est  au coeur de  mon existence, puisque &lt;i&gt;je suis celui qui marche.&lt;/i&gt; Entrant dans ce paysage, marchant dans ce sentier, devenu nombre de son calcul, j'entends des mots et des sons déferler dans ma pensée. Ils sont ce calcul infini qui me projette d'un lieu à un autre, puisque ce calcul est l'espace même qui produit le temps, ma marche et le temps de ma marche. Si ici je m'arrête pour entendre, par ici je veux dire dans ce lieu où j'écris, je perçois tous ces mots, ils me  dictent leur présence, puisqu'ils sont dans cet espace qui est à la fois calcul et hasard, bruit et musique. Ces mots je les choisis puisqu'ils me forment et je suis de nouveau dans ce sentier. J'ai fait un pas de plus entouré de sapins aux odeurs enivrantes sur ces pierres couvertes de mousses vertes et bleues, d'où émerge une verge d'or. Mon pied touche la pierre en un frottement sec. Puisque je suis sur une montagne, à son  sommet et que je vois l'horizon fourmillant de mots, j'entends un son qui enveloppe cet arbre, le gravant dans ma mémoire. La sueur coule sur mon front et tombe, empreinte éphémère de sel sur la pierre . Je suis dans une fluctuation infinie de mots et de chiffres, au centre d'un calcul de chaque instant, aux innombrables variables, qui me lance vers un autre lieu. Toujours je l'entends ici ou là-bas, fourmillant de mots, il ne peut être arrêté, seulement être écrit, pour se lier à celui qui entend. Ce calcul est ces mots que j'entends avant de les écrire, il est l'espace qui, à chaque seconde, informe l'écoute d'un jaillissement de mouvements ou de couleurs, ils est mes bras qui s'avancent pour abolir la frontière entre ici et là, en écrivant ces mots. Je suis ici et là-bas. Dans cette tension sonore, je donne à l'espace la note d'une fin et d'un début, puisque ces mots m'enlacent tel un espace et que je lance ces mots délimitant l'espace de ma marche. Je vis cette marche, je suis au sommet, j'entends tous les mots du jour. Et ce soleil qui fait surgir les odeurs, cette fine brise, juste assez fraîche pour baigner mon corps de douceur, ce lent défilement de couleurs qui me traversent. Je vais être inventé au prochain instant, un espace affirme mon existence, je vais l'écrire. Je suis ici et là-bas, je suis un geste de trop, que j'inscris dans cet espace qui se tend de mots, poursuit sa dictée folle, dans l'instant je la saisis, à l'instant je fais un autre pas.   &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-4542210473244693339?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/4542210473244693339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=4542210473244693339' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4542210473244693339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4542210473244693339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/jarrive-au-sommet-de-cette-montagne-en.html' title='Marche 3'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-790137459287666765</id><published>2007-09-20T06:37:00.000-04:00</published><updated>2007-09-25T05:37:55.276-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Infini'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Zéro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Calcul'/><title type='text'>Marche 2</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je marche et je vois ces arbres dont le nombre m'échappe. Devrais-je dire des arbres au nombre incalculable, indéfini ou encore, comme Borges, des arbres dont on peut dire qu'ils sont en nombre fini. Sur ma route, en nombre fini, ils apparaissent, comme issus de mon regard et de ma pensée, qui les compte, avant qu'un autre regard et une autre pensée ne les voit et ne les compte à nouveau, et ce, indéfiniment. Nécessairement, le nombre de chaque chose qui se pose sous mon regard peut-être calculé, ou faire l'objet d'un calcul. Ce calcul compte les millions de choses qui peuplent cette forêt où je marche et les milliards d'actions de ces plantes, de ces animaux de ces insectes,  à chaque instant s'entrelaçant entre elles, formant une toile d'évènements aléatoires à plusieurs dimensions. Ce calcul, qui compte dans sa folie la probabilité de l'action de chaque vivant,  qui place les choses à l'endroit où mon regard et ma pensée les rencontrent, se connait-il, comme moi, quand je calcule le nombre de mes pas ou le nombre des arbres qui passent devant moi? Le premier acte de la conscience n'est-il pas de différencier une chose de l'autre et donc de pouvoir les énumérer, en les comptant. Ce calcul est-il conscient de son irrémédiable opération qui s'étend sur toutes les choses depuis le premier chiffre, ce zéro, qui ne se compte pas? Ce calcul  fait de tous les gestes de ces vivants de la forêt qui émergent, s'entrelacent et meurent, existe de toute façon, même sans conscience, puisque l'espace et le temps existent et qu'ils peuvent être décrits par une opération mathémathique.   Ne sait-il pas, ce calcul, comme moi, la signification éphémère du chiffre trente ou du chiffre mille, ne sait-il pas qu'il compte un nombre défini d'arbres dans la forêt pendant que se poursuit sa marche inexorable, sans moi, qui ai quitté la forêt? Me compte-t-il dans son calcul quand j'arrive sur ce sentier, entouré d'arbres dont le nombre est défini pour un instant dans ce calcul, sous mon regard et ma pensée? Il est comme moi, capable de saisir qu'il calcule et ce calcul même dépassera toujours de beaucoup les possibilités de ma pensée. À chaque instant, dans cette forêt, s'interpénétrant les actions des animaux, des insectes et le vent dans les feuilles. Ces évènements qui s'entrelacent entre eux selon une logique mathématique complexe et aléatoire peuvent être calculés, et ce calcul se produit au moment même où ces évènements surviennent. Il sait qu'il calcule les évènements de cette forêt puisqu'il est les évènements de cette forêt, comme je sais que je marche puisque &lt;i&gt;je suis celui qui marche&lt;/i&gt; dans cette forêt, entouré par au nombre parfois indéfini ou parfois fini d'arbres. À chaque instant se poursuit ce calcul infini,  en tenant compte de l'aléatoire de ma marche ou de ce loup imaginaire qui broie le cou d'une martre, comptant les possibilités infinies, attachant entre elles leur aléatoire présence, sur toute la forêt et au-delà de ma marche, sur tout l'horizon et au-delà de l'horizon, sur tous les horizons. D'une certaine façon c'est son opération qui me fait surgir sur le sentier, puisque je suis probable, comptant ou non les arbres, moi qui suis incapable de calculer la probabilité simple que telle feuille à l'automne tombe ou non à cet endroit précis du sentier à cet instant, ravissant de son rouge dense ma pensée. Mais si moi, je pourrais calculer et l'aléatoire de ma marche et celui de ces innombrables vivants qui s'entrelacent dans la forêt, je serai ce calcul, qui du zéro a surgi pour y retourner. Pour l'instant, je suis une part de ce calcul, qui ne sait pas comme moi ce que j'écrirai de lui  ou de moi avant que je ne l'écrive, mais qui sait que je ferai sous mes doigts surgir un chiffre aléatoire, un hasard qui sera le nombre d'un calcul infini, dès que mes doigts auront cessé leurs mouvements, le surprenant d'un improbable chiffre, qui surgit sans que personne ne l'ait convoqué à bouleverser l'ordre des choses.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-790137459287666765?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/790137459287666765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=790137459287666765' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/790137459287666765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/790137459287666765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/marche-2.html' title='Marche 2'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-3341124941872980173</id><published>2007-09-18T06:09:00.003-04:00</published><updated>2008-06-16T06:54:42.907-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Arbre creux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sentier de la Matawinie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Arbre creux</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Ru-wWCQkcGI/AAAAAAAAAEI/k9GPJ-YiPqQ/s1600-h/Panorama+arbre+2+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Ru-wWCQkcGI/AAAAAAAAAEI/k9GPJ-YiPqQ/s320/Panorama+arbre+2+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5111497994698780770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dong non pas crac mais le dong d'un tambour au creux de la forêt, le long du sentier, tambour creusé par un lent pourrissement du centre qui ne touche pas l'écorce de l'arbre. Dans la forêt un immense bonsaï fait vibrer les feuilles et les branches des autres arbres de sa présence comme s'il réclamait la main qui le ferait sonore, c'est à dire creusé  par le temps. Il  nous surplombe, cet arbre, son vide on désire y entrer pour entendre la forêt, être dans sa cache pour saisir tout autrement le paysage, lancer un regard vers le haut de son fut évidé pour voir le ciel trembler un peu de ce espace particulier, foisonnant de matière perdue, orné de branches et de feuilles tournoyantes, qui voleraient avec lui  s'il pouvait s'élever, si ses racines elles-mêmes étaient faites de ce vide qui comble son coeur de nos regards, nous qui nous arrêtons devant lui, imaginant ce geste que nous n'osons faire avec l'amplitude nécessaire : faire vibrer cet arbre et avec lui  le sol et la forêt, amorcer le rythme d'une musique qui cesserait à peine, s'éteindrait lentement à la nuit, une fois la rivière bruissante du jour terminée. Dong et dong, Tam ti de lam, lame et lente, tendre et sec, le long du jour, dam ti de dam, la main caresse, elle bat un peu, le bois dong et dang, le vide repousse le vide, l'arbre monte vers le ciel, l'entourant, le protégeant, nous le donnant en une improbable musique, un exil de l'oeil vers le dedans enlevé des choses.  Nous aurions volé comme cet arbre si nos racines auraient été creuses, pour aujourd'hui, dans cet instant de la rencontre avec cette éphémère présence du vide, nous imaginons cette musique, ample en nos torses, en notre respiration, elle rejoint la forêt qui vibre de nos pas qui s'éloignent de l'arbre creux.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-3341124941872980173?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/3341124941872980173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=3341124941872980173' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3341124941872980173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3341124941872980173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/arbre-creux.html' title='Arbre creux'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Ru-wWCQkcGI/AAAAAAAAAEI/k9GPJ-YiPqQ/s72-c/Panorama+arbre+2+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-184201945191162354</id><published>2007-09-15T07:08:00.000-04:00</published><updated>2007-10-08T06:28:00.864-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Peinture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shitao'/><title type='text'>Shitao 2</title><content type='html'>&lt;p style="font-style: italic;" class="initial"&gt;Que l'esprit soit présent partout, et la règle informera tout ; que la raison  pénètre partout, et les aspects les plus variés pourront être exprimés. S'abandonnant au gré  de la main, d'un geste, on saisira l'apparence formelle aussi bien que l'élan intérieur des  monts et des fleuves, des personnages et des objets inanimés, des oiseaux et des bêtes, des  herbes et des arbres, des viviers et des pavillons, des bâtiments et des esplanades, on les  peindra d'après nature ou l'on en sondera la signification, on en exprimera le caractère ou  l'on en reproduira l'atmosphère, on les révèlera dans leur totalité ou on les suggérera elliptiquement  &lt;a name="pro18"&gt;&lt;/a&gt;.  &lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic;" class="initial"&gt;Quand bien même l'homme n'en saisirait pas l'accomplissement, pareille peinture répondra  aux exigences de l'esprit.  &lt;/p&gt;&lt;p class="initial"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Car la Suprême Simplicité s'est dissociée, aussi la Règle de l'Unique Trait de  Pinceau s'est établie. Cette Règle de l'Unique Trait de Pinceau une fois établie, l'infinité  des créatures s'est manifestée. C'est pourquoi il a été dit : «Ma voie est celle de l'Unité  qui, embrasse l'Universel &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" name="pro19"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;.&lt;/span&gt;  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-184201945191162354?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.bergerfoundation.ch/Shitao/citrouille.html' title='Shitao 2'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/184201945191162354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=184201945191162354' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/184201945191162354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/184201945191162354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/sitao-2.html' title='Shitao 2'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-2889439601549688129</id><published>2007-09-14T06:34:00.000-04:00</published><updated>2007-10-08T06:28:37.604-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sentier de la Matawinie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Sentier 1</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour l'instant pas de définition complète. Ce qui serpente entre les arbres, les arbustes et les rochers. Monte ou descend.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RupkaiQkcFI/AAAAAAAAAEA/Xu-vioHUpSQ/s1600-h/P1010106.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RupkaiQkcFI/AAAAAAAAAEA/Xu-vioHUpSQ/s320/P1010106.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5110007134240927826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;N.B. : Le corps n'est pas dans l'image.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-2889439601549688129?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/2889439601549688129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=2889439601549688129' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2889439601549688129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2889439601549688129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/sentier-1.html' title='Sentier 1'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RupkaiQkcFI/AAAAAAAAAEA/Xu-vioHUpSQ/s72-c/P1010106.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-4035461858436414712</id><published>2007-09-13T06:18:00.002-04:00</published><updated>2008-04-25T05:43:32.017-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ruisseau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sentier de la Matawinie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Creux d&apos;eau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Creux d'eau</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sur cette montagne, ou devrais-je dire dans cette montagnes, un minuscule lac entre deux strates rocheuses reflète le ciel, un bouleau et les feuilles des arbres. Je m'arrête. J'écoute. Les oiseaux s'immobilisent et ne cessent de chanter. J'attends que de furtifs animaux me révèlent la parfaite limpidité de l'eau. Elle s'écoule lentement. Je la regarde, elle oscille doucement. La clarté de l'eau est la source du ciel. Le ciel : ce mirage de l'eau.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RukSHyQkcEI/AAAAAAAAAD4/3YlHE84eoXk/s1600-h/ruisseaumontagne.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RukSHyQkcEI/AAAAAAAAAD4/3YlHE84eoXk/s320/ruisseaumontagne.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5109635177188192322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-4035461858436414712?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/4035461858436414712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=4035461858436414712' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4035461858436414712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4035461858436414712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/creux-deau.html' title='Creux d&apos;eau'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RukSHyQkcEI/AAAAAAAAAD4/3YlHE84eoXk/s72-c/ruisseaumontagne.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-293051341442200623</id><published>2007-09-13T06:03:00.000-04:00</published><updated>2007-09-15T06:57:17.568-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Montagne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shitao'/><title type='text'>Shitao</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;« &lt;i&gt;Celui qui ne pourrait oeuvrer qu'à partir de la montagne et non à partir de l'eau serait comme englouti au milieu de l'océan sans connaître le rivage, ou encore serait comme la rive qui ignore l'existence de l'océan. Aussi l'homme intelligent connaît-il la rive en même temps qu'il se laisse entraîner au fil de l'eau; il écoute les sources et se complaît au bord de l'eau&lt;/i&gt;. »  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-293051341442200623?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/293051341442200623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=293051341442200623' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/293051341442200623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/293051341442200623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/shintao.html' title='Shitao'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7340341850255550159</id><published>2007-09-12T06:38:00.000-04:00</published><updated>2008-01-15T19:56:47.276-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sentier de la Matawinie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matawinie'/><title type='text'>Marche 1</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je marche dans la forêt Matawinienne, sur un sommet, le vent sèche ma sueur. Sur ma peau mouillée de sel, le soleil. J'aime cette sensation de suer dans la montée, cet effort récompensé par le sommet, son horizon; et dans ce sentier de la Matawinie, les odeurs de pin, la beauté des lichens et des mousses entrelacées. Dans mon carnet j'écris : Je marche dans un Bonzai. L'expression n'est pas exacte, je marche dans un Penjing. Les arbres, en majorité des pins et des sapins, poussent sur la roche, et toujours sur les sommets de la Matawinie des bleuetières. Dans cette marche, aujourd'hui ou demain, la sensation d'être plus léger, de respirer un autre air, d'être sous ce vent doux,  entouré de la chaleur vivante des arbres. La lumière respirant la terre, fait naître de nouvelles sensations tumultueuses, lorsque je suis présent à ce lieu. En voilà les odeurs, en voilà les couleurs, en voilà l'espace; les trois intimement entrelacés dans la marche. En sueur, le corps ( ce que l'on appelle le corps) s'apaisant de l'effort de la montée, la respiration devenant moins heurtée, la sensation de glisser d'un lieu à l'autre, de voir et de ressentir le monde autrement, la douce opiniâtreté de l'air qui dis tu seras un autre en moi, je te respire et tu deviens pour un instant cet être d'un sommet du monde imaginé.   &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7340341850255550159?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7340341850255550159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7340341850255550159' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7340341850255550159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7340341850255550159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/marche-1.html' title='Marche 1'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8492552928456271127</id><published>2007-09-11T06:12:00.000-04:00</published><updated>2007-09-14T05:49:06.649-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bloc érratique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sentier de la Matawinie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matawinie'/><title type='text'>Bloc erratique</title><content type='html'>Non pas météores tombés du ciel, ni même le résultat d'une guerre entre Titans ou Dieux, grandes pierres sur le sol, de dimensions variables,  souvent panachées de végétation, surtout de fougères. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RuZqj-Fpn8I/AAAAAAAAADg/KRy93C9rlBI/s1600-h/P1010084.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RuZqj-Fpn8I/AAAAAAAAADg/KRy93C9rlBI/s320/P1010084.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108887993493069762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elles n'ont pas chuté d'une quelconque montagne ou ont été lancées par une main majuscule, non, elles sont à la surface du sol, comme déposées, en fait, elles ont été laissées là par le mouvement des glaciers. En Mattawinie, couvertes de mousse, même ornées d'arbres, elles abondent. Les montagnes de la Matawinie sont anciennes, basses et ravinées, modelées lentement en plusieurs sommets qui forment à l'horizon une ligne sinueuse et incertaine, mais toujours harmonieuse, d'amplitude variable.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RuZrNuFpn9I/AAAAAAAAADo/_ooJ5oIT17Q/s1600-h/P1010074.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RuZrNuFpn9I/AAAAAAAAADo/_ooJ5oIT17Q/s320/P1010074.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108888710752608210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Certains sommets sont dru, d'autres plus ronds et courts, d'autres plats et longs, imposants. Les blocs erratiques ont été déposés sur ses montagnes et dans ces vallons, comme dans tout le reste du sol  par la machinerie des glaciers qui a formé ce sol au sable caviardé de pierres. Les blocs erratiques n'ont pas été enfouis avec les autres pierres, ils ont été laissés là comme les traces d'un mouvement, qui fut colossal, mais pour ceux qui nous ont précédés elles étaient les signatures des mains de dieux terrifiants qui pouvaient lancer de tels cailloux à des distances phénoménales pour faire la guerre ou simplement pour s'amuser.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Blocs erratiques est  le titre d'un livre d'Hubert Aquin.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8492552928456271127?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Aquin' title='Bloc erratique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8492552928456271127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8492552928456271127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8492552928456271127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8492552928456271127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/bloc-erratique.html' title='Bloc erratique'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RuZqj-Fpn8I/AAAAAAAAADg/KRy93C9rlBI/s72-c/P1010084.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-4277988890100543904</id><published>2007-09-06T06:05:00.000-04:00</published><updated>2007-09-06T06:28:56.921-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Champignon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matawinie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Champignon</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'imagine en marchant que j'hallucine ces champignons. Qu'ils sont les pas dressés du néant. Ils apparaissent dans la marche, avec un pied plus ou moins long, qui porte un chapeau le plus souvent rond. Leurs couleurs varient. Ils sont jaunes, blancs, brunâtres ou rougeâtres. Ils poussent dans le sol en milliers de racines qui couvrent un très large périmètre, ce que nous voyons du champignon n'est que son organe reproducteur, le reste, enfoui, utilise les éléments nutritifs des arbres morts, des feuilles et du sol pour croître. De ce fait, ils sont considérés comme un élément important de l'écologie des milieux forestiers puisqu'ils participent à la décomposition des êtres vivants. Pendant  notre marche, ils semblent surgir de rien, selon des couleurs qui tranchent parfois beaucoup avec la couleur  du sol. Sous leur chapeau, des lamelles ou des tubulures contenant des spores, qui sont le fruit du  champignon, minuscule, à peine discernable par l'oeil, comme poussière du rien qui féconderait les pas de celui qui cherche dans l'obscurité sa route. Dans la pénombre, ils peuvent apparaître comme ce qui ne serait venu de nulle part, comme si la vie pouvait être issue de rien; notre pensée étant encore attachée à la théorie de la génération spontanée, voir à un certain nihilisme. Nous croyons que les êtres peuvent surgir de rien, précisément. Nous forgeons notre route, convaincus que nous marchons sur ce rien du monde, alors ils apparaissent, les champignons, comme s'ils étaient surgis de notre imagination, nous les cueillons et les humons, nous interrogeant sur la comestibilité de celui-ci ou de celui-là. Ils sont si poreux qu'ils  ne semblent faits de rien mais leur odeur et leur goût nous disent que nous sommes nous aussi une part de la nature, du moins, de ce monde, qui est origine également de notre pensée, de notre volonté et de notre imagination. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-4277988890100543904?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/4277988890100543904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=4277988890100543904' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4277988890100543904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4277988890100543904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/champignon.html' title='Champignon'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-6983323353872054180</id><published>2007-09-05T06:35:00.000-04:00</published><updated>2008-01-14T20:31:34.082-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mousse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matawinie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Mousse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt_R1zy0D6I/AAAAAAAAADY/aL9IgCPdVlI/s1600-h/Contrefort11.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt_R1zy0D6I/AAAAAAAAADY/aL9IgCPdVlI/s320/Contrefort11.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107031224828039074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Étoiles vertes, minuscules forêts envahissants les arbres et les roches, les dépouilles d'arbres et le sol spongieux. Verts mélangés, texture douce, feutre vivant. Dans la Mattawinie partout, sur les arbres morts, sur le roc des falaises ou des blocs erratiques, sur la moindre roche, dans cette humidité joyeuse et tendre de ces forêts ni trop denses ni trop clairsemées, telle la preuve qu'elles sont intouchées par l'homme, sauf le long de ces petits sentiers eux-mêmes couverts de mousse où on aime marcher.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6G2jy0D4I/AAAAAAAAADI/b0N2xk0-uNk/s1600-h/P1010154.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6G2jy0D4I/AAAAAAAAADI/b0N2xk0-uNk/s320/P1010154.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5106667299364147074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Petites plantes aux formes variés, basses, vertes, rouges ou jaunes, on aimerait y dormir, être vêtu de cette fraîche couverture pendant une nuit qui serait trop longue et à notre réveil ressentir un début de jour frais, juste assez humide, doucereux, pour humer un air totalement nouveau, imprégné de la vie de ces plantes dont nous nous serions revivifiés. Puis, nous levant dans cette aube idéale, qui serait celle d'un début de monde, retirer ce manteau de mousse, pour le poser sur le sol afin qu'il rêve pour nous à l'éternité de cet instant de pur éveil.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-6983323353872054180?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/6983323353872054180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=6983323353872054180' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/6983323353872054180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/6983323353872054180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/mousse.html' title='Mousse'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt_R1zy0D6I/AAAAAAAAADY/aL9IgCPdVlI/s72-c/Contrefort11.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7991174416792395680</id><published>2007-08-27T19:43:00.000-04:00</published><updated>2007-09-06T06:29:21.834-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Arbre chevauché'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matawinie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Arbre chevauché</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6Hcjy0D5I/AAAAAAAAADQ/ghpfvpbHzZU/s1600-h/Contrefort57.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6Hcjy0D5I/AAAAAAAAADQ/ghpfvpbHzZU/s320/Contrefort57.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5106667952199176082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Des arbres se glissent dans la vie d'une étrange façon. Ils chevauchent les cadavres des arbres, ils lancent leurs racines dans la pourriture d'une souche, s'élancent de la mort pour toucher à la lumière. Ainsi, sur ce sentier, ce tronc d'arbre entouré de mousses, coupé droit, dans lequel se sont immiscées les racines d'un jeune pin. Le long d'un autre sentier, ces racines qui descendent jusqu'au sol enserrent une souche en décomposition. Lorsque le bois de l'arbre décédé sera&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6GBDy0D3I/AAAAAAAAADA/xmVx1_WMIFg/s1600-h/Contrefort58.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6GBDy0D3I/AAAAAAAAADA/xmVx1_WMIFg/s320/Contrefort58.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5106666380241145714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;entièrement décomposé, les racines du nouvel arbre n'enlaceront plus que l'air. Ces arbres chevauchants abondent dans les forêts humides, puisque la teneur en eau de ces écosystèmes favorise le  pourrissement du bois mort et la germination des graines tombées sur ces troncs en décomposition. Ils forment un étrange paysage où vie et mort cavalcadent ensemble dans l'immobilité d'un rayon de lumière, entre deux chants d'oiseaux, au bout du lacis d'un sentier, ils apparaissent, gravant finement la course du temps.&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7991174416792395680?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7991174416792395680/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7991174416792395680' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7991174416792395680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7991174416792395680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/08/arbre-chevauch.html' title='Arbre chevauché'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6Hcjy0D5I/AAAAAAAAADQ/ghpfvpbHzZU/s72-c/Contrefort57.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-5111898441515744364</id><published>2007-08-27T19:42:00.000-04:00</published><updated>2007-09-06T06:29:41.232-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cascade'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rivière Swaggin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matawinie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Cascade</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6Euzy0DzI/AAAAAAAAACg/wVstqt741rc/s1600-h/P1010188.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6Euzy0DzI/AAAAAAAAACg/wVstqt741rc/s320/P1010188.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5106664967196905266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'avance sur un sentier qui suit une rivière, des cascades se succèdent. J'aime ce bruissement constant de l'eau qui accompagne mes pas. Je m'approche d'une cascade pour la contempler. Elle est parfaite. J'ai le désir de la dessiner, mais je retiens ma main. Il me faut plutôt saisir le crayon pour écrire. L'eau se divise en deux, glisse sur un rocher ou le heurte, puis se sépare en quatre, fouille le fond de la rivière, frappe une autre roche et rejaillit de côté. Les pierres sont franches, noires et luisantes, blocs taillés avec soin, aux arrêtes définies. La cascade se divise en huit, suivant ma main, qui l'effiloche en bruyants jets d'eau, elle devient blanche, saturée d'air et s'allonge pour devenir seize branches d'eau contre les rochers, avec force et rapidité, saturant l'air d'humidité. Elle joue à devenir tout autre chose, on imagine à ce constant son qu'elle devient rapidement trente-deux petits vaisseaux d'eau, qui tombent plus bas, deviennent plus blancs, s'épanouissant en gerbe pour nous baigner d'une humidité constante, d'une vapeur d'eau devenue très blanche qui souffle sa rosée sur la main alors qu'elle devient soixante-quatre, imperturbable pyramide d'eau aux blocs de pierre parfaitement agencés. On la voudrait toujours figée dans sa splendeur. Elle est un son qui nous englobe comme la brume nous enserre complètement. Elle sera devenu cent-vingt-huit, se divisant sans cesse, sans que l'on s'en aperçoive, creusant sans arrêt la pierre, échafaudant une tour qui montera pendant que nous demeurerons ici, tout en bas, là où elle chute. Les fines lamelles d'eau ébrouées d'air tombent si lentement maintenant que nous ne ressentons plus le temps soudé à notre corps. Elles nous entourent d'un arc-en-ciel qui nous enivre, poursuivant sa course limpide, elle ne peut plus s'arrêter en nous. Nous sommes son regard, elle creuse en nous de profonds échos, elle est le bruissement de notre sang, qui court et se divise dans nos veines. Nous traversant, l'eau continue de traverser la pierre, nous sommes ces milliers de petits canaux de pierre dans laquelle l'eau tente d'échapper à la gravité sans y parvenir, virevolte en milliards de gouttes. Nous devenons cette nuée de pensée qu'elle engendre et la bruine de notre sommeil ne peut venir l'emporter, elle est l'image parfaite de ce qui tombe avec grâce, splendeur et douceur, l'image inaltérable de notre temps sur terre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-5111898441515744364?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/5111898441515744364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=5111898441515744364' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5111898441515744364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5111898441515744364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/08/cascade.html' title='Cascade'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rt6Euzy0DzI/AAAAAAAAACg/wVstqt741rc/s72-c/P1010188.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-5062776029883797133</id><published>2007-08-27T19:39:00.000-04:00</published><updated>2007-09-06T06:29:56.244-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mots du paysage'/><title type='text'>Swamp</title><content type='html'>Endroit de la forêt ou des champs où le sol saturé d'eau est mou, malléable, glissant et souvent malodorant. L'accumulation d'eau causée par la nature du sol, par la forme du terrain ou la présence d'un cours d'eau, accélère la décomposition des matières organiques. S'y promener demande une grande opiniâtreté. Les bottes ( ne faut-il pas se chausser de bonnes bottes en caoutchouc!) s'enfoncent dans la boue et chaque pas demande un effort. On peut s'imaginer, aux abords d'une swamp, lorsque le terrain est peu détrempé, que celle-ci est de peu d'étendue. Il faut se méfier d'une telle impression, traverser une swamp peut être long et éreintant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-5062776029883797133?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/5062776029883797133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=5062776029883797133' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5062776029883797133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/5062776029883797133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/08/swamp.html' title='Swamp'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7233739585371575573</id><published>2007-08-15T08:13:00.000-04:00</published><updated>2007-11-05T06:02:45.297-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nietzche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sollers'/><title type='text'>Le paysage Sollers</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je lis les critiques sur le livre de Philippe Sollers &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une vie divine&lt;/span&gt; et je n'y vois pas ce que j'ai lu. C'est peut-être une vision naïve de l'écriture qui me porte à voir dans ce livre un seul et unique propos : qu'est-ce que l'écriture et l'art au 21e siècle. Je suis assez innocent pour croire que ce que Sollers affirme, il l'affirme en toute innocence, et que traitant de l'écriture il n'use pas de subterfuge. Le propos,  pourtant, est énorme.&lt;br /&gt;Dans ce livre que je considère comme son testament d'écriture, Sollers nous livre le résultat de toutes ses années d'enquête sur l'écriture et d'immersion dans l'écriture.&lt;br /&gt;Quelques thèses surgissent logiquement de la lecture :&lt;/p&gt;  &lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'écriture portée à  un point limite change le corps et ce qui l'entoure.   &lt;/p&gt;  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce que construit l'écrivain  ( à certaines conditions – exposées longuement) est  un temps hors temps – cet intervalle du salut – là – où  il échappe à la mort – puisqu'elle n'est rien. ( Le  non-être n'existe pas).   &lt;/p&gt;  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'activité d'écriture  est une activité érotique – dyonisienne – en ce  qu'elle entraine les êtres et les choses autour de celui qui  écrit dans une modification permanente : si le langage enrobe  le corps, une extension de ce langage enrobe le monde et le modèle  à l'image de ce langage. Tels sont les moments de l'Éternel  Retour qui n'est pas l'éternelle répétition du  Même.   &lt;/p&gt; &lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;  &lt;ol start="4"&gt;&lt;li&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ainsi, l'art nouveau est une  transformation du monde par une écriture qui serait une  activité totale d'un corps. Cette activité scripturale  n'est pas uniquement l'activité d'écrire, mais écrire  le monde par cet acte qui implique tout le corps.&lt;/p&gt;  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Écrire c'est vaincre la  mort. Puisqu'elle n'est rien, c'est constater ce rien. Cela se fait  concrètement, a des répercussions physiques sur le  corps de celui qui écrit. Et ne se fait que par une pratique  plongeante de l'écriture, qui est une pratique érotique.&lt;/p&gt;  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cet acte d'Érotisation du  monde ne peut se faire que par une élite, qui se détache  d'elle-même de la Société, qui a toujours existé  d'une certaine façon, qui est la finalité de l'homme.  Cette élite est une aristocratie,  non pas une aristocratie  de naissance, mais celle de petits groupes, qui vit son entière  liberté en marge de la Société ( qui n'existe  pas – de ce fait – qui est niée). Il ne s'agit donc pas  d'une élite sociale – peut-être spirituelle – mais  d'individus qui vivent au sein de cet enfer – le Social ou  autrefois la Religion – sait trouver son paradis là où  elle agit et vit.  Dans &lt;i&gt;Une vie divine&lt;/i&gt; Nietzsche et Sade sont  les figures emblématiques de cette aristocratie.&lt;/p&gt;  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour Sollers, par sa pratique  d'écriture, Nietzsche aurait fait le saut quantique d'un état  à l'autre de l'homme, de l'homme vers sa négation et  sa transformation. L'esprit ( du corps)  transforme le corps, le  corps transforme le monde, le langage transforme le monde - puisque  le monde est aussi fait de langage. Dans l'instant la pratique  ininterrompue de l'écriture qui transforme le monde, donne le  Salut, produit le surhomme.   &lt;/p&gt; &lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'histoire de l'écriture est marquée par des tentatives de transformation du corps par (l'esprit de) l'écriture. Rimbaud recherche consciemment la connaissance du monde -  l'alchimie qui lui permet de le modifier. Il s'arrête au moment, ou selon moi, il comprend qu'il ne peut y arriver. Pour ce qui est de Sade, &lt;i&gt;Les 120 jours &lt;/i&gt;est une machine à marquer – au fer rouge -  le texte (qu'il écrit dans la pensée du lecteur ).  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Pour Sollers, une des conditions pour arriver à l'écriture est le détachement absolu de la sexualité puisqu'elle n'est rien. Elle est cet abime – qui est aussi une part d'Éros – selon les termes batailliens – dépense improductive – annihilation de soi. Il faut pouvoir voir sa mort ou la vivre plusieurs fois pour être capable de s'en détacher. C'est pour cette raison que peu d'individus sont capables de sexualité. Cette idée que seule une élite est capable de sexualité véritable était déjà présente dans d'autres écrits de Sollers.  Pour lui, la supériorité sexuelle de certains individus sur les autres ne fait aucun doute. Il récuse la notion d'égalité entre les êtres humains.  Nous en revenons à Sade. ( Nul doute que l'on ne peut lire Sade sans en être transformé). Chez Sade la nature est la Société ou si l'on veut la Société n'existent que comme Nature ou vivent des prédateurs absolus, les libertins, dont la liberté va jusqu'à la torture et le meurtre afin d'accomplir la jouissance. Le libertin est dans une spirale ascendante qui implique que le faite de sa jouissance n'est accomplie que par des dépenses de corps, d'actes, de mutilations toujours plus grandes. A son apogée, le libertin peut-être exterminé par un autre. Sollers se réclame de cette liberté absolue. Les artistes sont des êtres absolument libres. Ils (les artistes, ceux qui se détachent du groupe Social ) sont ceux qui possèdent la plus haute énergie libre. Comme les électrons qui se libèrent du noyau sont ceux qui ont la plus haute énergie.  Mais où donc est l'écriture dans cette histoire de liberté. Comment l'écriture peut-elle libérer ou rendre plus libres ceux qui la pratiquent? Toute la question est là. Ce n'est pas l'écriture en tant que telle qui rend libre. Est-ce  l'écriture en tant que négation absolue de l'autre et incorporation du monde en soi qui rend libre ? Écrire n'est ce pas entrer dans cette zone intermédiaire entre le corps et le monde, et demeurer dans cet espace, qui est l'espace du langage, pour façonner et le monde et le corps selon nos désirs. Telle est la liberté. C'est pourquoi décrire un paysage par son écriture c'est intimement entrer dans ce paysage et le modifier concrètement. Il n'est plus le même, il n'est plus l'autre et celui qui écrit n'est plus son autre.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Proust agit dans le temps de la fin de l'aristocratie de goût, en somme de ce qui restait de l'aristocratie royale et terrienne. Il mène une opération sur le temps. Il se recrée et s'éternise dans cette opération qui ne se livre qu'à la toute fin de la Recherche. Sade se situe à la fin de l'aristocratie royale et terrienne française, au seuil de la révolution. Athée, il  inverse l'équation de la Société et de la Nature. Après la révolution, exit l'Église, c'est le règne de la Société pour des hommes qui seraient tous égaux.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une vie divine annonce (ou éprouve)  la fin de la Société ( en ce qu'elle est niée – elle n'existe tout simplement pas )  et le début d'une nouvelle élite, une aristocratie de l'action artistique des corps, une élite de l'esthétique du corps en action, qui est une écriture qui change le monde. Il n'y a pas de devenir du bonheur social, il n'y a que des  individus qui cherchent et trouvent leur Paradis. Le reste de l'humanité est un troupeau guidé par le Pape ( ou Mao) qui indique ( que peut-elle faire d'autre cette église!) les limites de l'usage de la sexualité. Car l'univers social de l'homme est répétition. Il sera toujours le même. Guerres, meurtres, pouvoir. De ce côté-là, pas de solution. Eux restent dans le labyrinthe, les autres s'envolent et le survolent.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est pourquoi ce livre devrait être jugé scandaleux. Les critiques ne voient pas cela, mais semblent penser le narrateur comme un être réel, le double de Sollers. Ce qu'il ne nie pas, qu'il ne veut pas nier, affirmant sa stratégie du malentendu.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;« Certains passages sont magnifiques et le tout est enjoué et vibrant. C'est un livre qui m'a profondément marqué.» Claude Paré&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Si pour Sollers certains livres sont ceux qui condensent en eux des milliers de pages de ce que d'autres écrivains cherchaient confusément, et si l'oeuvre de Nietzsche est composée de ce(s)  livre(s) décisif (s), peut-on dire qu’&lt;i&gt;Une vie divine&lt;/i&gt; est un tel livre? Je ne le pense pas. Malgré sa magnificence, il annonce un art, il porte l'espoir d'une nouvelle esthétique sans pouvoir véritablement la faire surgir complètement. Qui y arrivera ? Peut-être lui-même, Sollers, éternellement de retour, pour terminer et avancer l'ouvrage, puisque pour lui, de même qu'il y a que de l'être (et un seul être – n'a t t-il pas affirmé que le but de l'écriture était de mettre le plus de continuité possible dans la discontinuité ), il n'y a qu'un seul écrivain multiforme qui passe à travers sa main, sa bouche son corps et qui croyons-le tout aussi inexorablement le transforme,en lui donnant pas à pas, ou dans de grands sauts de liberté et de folie, une  plus grande liberté. La clé de la pensée de Sollers est peut-être dans son texte sur la porte de l'enfer de Rodin. Cette porte peut-être franchie avec le corps de l'autre, dans la cavalcade avec l'autre, qui ouvre l'espace de ce que l'on appelle le néant, mais qui est, intimement, dans la mort de notre mort, l'Étre. Ainsi, la porte de l'enfer de Rodin résume ces corps chevauchés, ces femmes et ces vies en une sculpture unique qu'il faut créer et contempler puisqu'elle est cette porte qui ouvre sur l'être. Cette porte n'est pas la porte de tous comme l'enseigne la religion ( et l'Église), c'est la porte de chacun et pourtant elle mène à l'infini. Voir : Parménide et Duns Scott.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'écrivain façonne l'être de l'éternel retour.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;*&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais trêve de philosophie !&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je n'avais pas lu Sollers depuis &lt;i&gt;Le Coeur absolu&lt;/i&gt; et c'est avec grand bonheur que j'ai lu cette révélation!  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est avec grand bonheur que j'ai lu ces pages. Je m'étais emparé de ce livre à la Bibliothèque parce que j'avais amorcé une recherche sur N. en relation avec la disparition de D.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;*&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un autre aspect passionnant de ce livre : la poésie.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Certains lecteurs y ont vu de la poésie : probablement. Probablement que certains passages se rapprochent de la poésie.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;On pourrait même penser que le but de Sollers a toujours été poétique. Du moins, il pense le Roman en relation avec le poétique. La grande tentative d'annexion de la poésie par le Roman se poursuit et aboutit d'une certaine façon avec ce livre. Dans une récente entrevue sur la poésie et dans ce livre Sollers affirme d'emblée que de vraie poésie il n'en est plus. Mais son livre s'affirme comme poésie. La poésie serait cette écriture qui rend le sensible réel.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dans ce livre Sollers la définit comme je pourrais la définir si je voulais la définir comme une captation ou une insurrection de l'instant, de l'instant sensible. De l'adéquation parfaite entre la sensibilité des corps et le langage, la sensibilité du langage, son écoute musicale.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;   &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;*&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;On ne peut parler d'opportunisme en ce qui a trait à l'usage de Nieztsche que fait Sollers. On peut parler de constance, tout ce qui est dit dans ce livre est déjà présent dans Paradis. L'écrivain poursuit la même oeuvre, c'est-à-dire la même expérience qui tient d'un constat fondamental.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;C’est une façon d’insister sur le &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;son&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;. D’abord, encore et toujours le son. L’expérience continue de la répétition et du rythme est une tentative avouée de produire un corps en train d’&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt; &lt;i&gt;éjecter&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;tout corps. Conséquence clinique immédiate : il s’agit de « voir » à travers les corps la manière dont ces corps s’empêchent de se voir comme corps, comment ils sont assis sur leur pensée empêtrée de corps, l’ironie terrible qui les enterre dans leur sexe auquel ils tiennent comme au principe de toute mystification. Ça ne parle pas plus loin que le sexe en corps l’interdit au corps qui tient à son sexe : hommes d’un côté, femmes de l’autre. Ils sont là, ils croient se percevoir chacun sur son bord, ils se haïssent mortellement, ils appellent vie, pensée, histoire, politique, événement, amour, la circulation de cette mort dans la mort. La planète consomme beaucoup, idem pour la langue qu’elle ne peut pas s’empêcher de parler à travers ses langues. Pas besoin de mixer les langues, il suffit d’attraper leurs gestes : les vivants parlent pour déguiser leur pensée, mais comme leur pensée les déguise avant même qu’ils l’aient pensée, on peut arriver très vite à la vision nette de ce qu’ils pensent être leur secret, d’où le comique.&lt;br /&gt;Le pouvoir se fait à coup de secret, c’est pourquoi il est « tourbillon d’hilarité et d’horreur ». Le sujet de l’expérience peut passer sans transition et constamment de l’une à l’autre sensation, là où en général ne règne qu’une reconduction du malaise. Ça hésite en bavardant du malaise : purgatoire quotidien. Mais Sade, lui, en écrivant, trouve la formule même : « tout est paradis dans cet enfer ». Il faut entendre &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;i&gt;paradis&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;, comme on dit « tragédie », « comédie ».&lt;br /&gt;Le &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;i&gt;fond&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;, eh bien le fond, le fond, le fond, que voulez-vous, &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;le fond, le problème, c’est toujours le même, depuis que Nietzsche l’a nommé par son nom : le nihilisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;. On ne peut pas ne pas constater qu’il fait rage, philosophiquement, socialement et psychanalytiquement rage, et littéralement rage, journalistiquement, radiophoniquement et téléphatiquement. Donc, il y a un délire à traverser (Artaud, Céline) un détachement à trouver (Joyce). C’est un jeu d’enfant, en cours de route, de se substituer aux substituteurs, d’imiter les imitateurs, de plagier les plagieurs, de renévroser les névroses, de psychotiser les psychoses, et surtout, de déféticher les féticheurs, de réensorceler les sorcières et les envoûteurs &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;i&gt;insconscients&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;, bien sûr, peu importe. Bref, il faut relire &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;i&gt;la Tempête&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;, et tout de même faire un pas de plus, par exemple en jetant de temps en temps un coup d’œil sur la Bible, le recueil qui fait le plus peur à tous les modernes, celui qui les scandalise le plus et choque le plus intimement leur incroyable pudeur. Incroyable, parce que cette pudeur se croit affranchie alors qu’elle barbote dans une obscénité élémentaire qui va de l’obsession du cadavre à l’opaque misère de leurs organes chauffés, réchauffés, glacés en contreplaqué, avec le cortège habituel de culte en occulte, et tous ces mythes, dieu, toutes ces rêveries sur fond-mythe, éternel retour d’un phénomène qui se prendrait pour le retour éternel, lequel reste difficile, très difficile, très abrupt, très dur. Et en même temps si facile. &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt; &lt;i&gt;Facile&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;.&lt;br /&gt;« Il y a dans l’homme un vice fondamental ; il est indispensable de le dépasser. Essaye ! »&lt;br /&gt;Ou encore : « dès que l’homme s’est parfaitement identifié à l’humanité, il commence à mouvoir la nature entière ».&lt;br /&gt;On peut d’ailleurs laisser tomber ici la nature et « l’homme », mais il est clair que lorsqu’on parle de la « folie » de Nietzsche disant « tous les noms de l’histoire, au fond, c’est moi », on se dérobe au sens d’une expérience qui invente à travers cette traversée des noms à la fois une autre histoire et une autre énonciation. Voix derrière la voix, intervalles vides martelant la voix, voix rassemblant des voix dans les accents de leurs traces, table rase et cylindre, roue et infini du volume remis à plat, sortie du cadre, de tous les cadres-séquences, fantasmes cadrés, &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;i&gt;frontalement&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;encadrés pour l’écran d’on ne sait quel cinéma. C’est à l’écoute que ça va se jouer, et de plus en plus vers une &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;i&gt;quatrième&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;oreille, la troisième se bouchant et se rebouchant entre fauteuil et divan. Tout ce qui s’écrit, se publie, relève du coup du ciseau de l’analyse, et l’inflation actuelle comme exhibition et sursaturation montre bien que l’époque le &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;i&gt;sait&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;confusément. Mais que l’interprétation analytique soit vraie à cent pour cent, laisse intact le problème du nihilisme, dont les trois têtes s’appellent politique, art, religion. Forcer l’écriture à être &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;&lt;i&gt;au-delà&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(27, 39, 152);"&gt;de ces trois impasses, et à être le sens percutant montrant ces impasses, et un sens qui ne dit pas ni oui ni non mais complètement oui dans le non, pourrait alors entamer deux mille ans d’histoire et transformer le vieux genre apocalyptique en féérie d’un rire comme il n’en a pas été ri.&lt;/span&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le nihilisme est surmonté comme on surmonte l'homme : ce qui conditionne l'homme ( religion, politique) et le façonne ( et qu'il a inventé lui-même – au point même de pouvoir fabriquer d'autres hommes ) l'empêche d'être. La sexualité est son identification première, le point de vue de son énonciation, conditionne tout le reste et permet de le manipuler. Pour devenir – pour survenir dirait Niestzche,  l'homme doit s'extirper des langues et agir la langue avec tout son corps. Cela se fait par l'écriture. Pour ce faire, il doit avoir surmonté la fixation sexuelle indentitaire et l'avoir traversé concrètement. Pour Niestche, le nihiliste est celui qui nie le monde humain à partir d'une vision idéaliste. L'athéisme chez Sollers est un athéisme de l'être non pas comme croyance, mais comme volonté d'affirmer l'individualité de chacun comme posture de l'infini. C'est pourquoi il faut vouloir pouvoir revivre chaque instant et de fait façonner chaque instant de sa vie comme un instant de paradis. Il faut constamment voir l'énonciation des autres et de la Société comme ce faux qui dit vrai sur ce que l'on n'est pas, tel est le malentendu. Nous ne pouvons pas être ce que les autres disent de nous parce que dans la plupart des cas leur rapport au langage est faux. Il s'agira donc d'établir une stratégie du faux qui révèle à soi-même et curieusement aux autres notre véritable nature qui est d'être de la nature. Tel est le geste de l'écriture.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Puisque l'homme est devenu un être de langage, il faut peut-être que tout ce qu'il est passe dans le langage avant qu'il puisse s'en détacher tout d'un coup, dépasser les langues et devenir ce que lui dicte véritablement son désir. Qui est fondamentalement pour N. , le désir de se dépasser, de se surmonter.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Si l'on peut penser que c'est par l'avancée du langage et le rapport au langage que l'homme est devenu homme, il se pourrait qu'au surhomme, ou si l'on veut à l'homme surmonté, corresponde un surlangage, qui serait un langage lié aux perceptions et à la nature d'une tout autre façon. L'écriture serait la préfiguration ou ce qui fait survenir dans la conscience humaine ce surlangage.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sollers est-il nécessaire?  Peut-être pour nous dire que Sade et Lautréamont ont été nécessaires, pour ne pas nous le faire oublier. Il a décidé d'être le fruit de l'arbre ( et le fruit de l'arbre est aussi la tête d'un serpent) .  &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;*&lt;br /&gt;Sollers décrit quelques expériences provoquées par sa pratique d'écriture. Éblouissement, moments d'érotisme, traversée de l'espace et du temps. L'Écriture provoque une transformation de la pensée ( et du corps) qui traverse l'individu. L'individu est une myriade de personnes, de mots, mais cette multitude c'est le langage qui la produit. L'Écriture ramène cette multitude à une surface si l'on veut ou à un objet, l'objet écrit, qui sera total s’il connecte ou assimile toutes ces voix et images. Et donc sa participation, son assimilation à l'être puisque l'être c'est celui qui est.&lt;br /&gt;*&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'écriture change le corps, change la pensée. Nietzsche pratique l'écriture avec passion, entre ses séances d'écriture, se déplaçant constamment d'un lieu à l'autre, il marche avec ardeur, il gravit les montagnes. Cette marche forcenée avec l'écriture, ce déplacement constant du corps, cette fuite pour éviter la prédation du temps, est l'écriture portée à ses limites. Cette expérience mène N. à une expérience radicalement différente du monde puisqu'il n'est plus ce qu'il était, mais le monde lui ne change pas, d'où la folie. L'écriture induit dans le corps ( la pensée) des changements si profonds – lorsqu'elle est pratiquée à l'extrême limite, comme une activité constante, incontournable, profonde – à une modification. Cette modification est le corps de l'éternel retour. Un chemin courbe infinie qui est devant nous revient vers le passé et un chemin courbe qui est derrière nous renvoie au  futur. Tel est l'éternel retour. Nous sommes entre cet infini du passé et du futur qui se joignent en l'instant. Qu'est-ce que l'écriture à voir là-dedans? Dans l'écriture s'écrit – lorsque le corps y est plongé complètement – l'instant. Nous sommes dans cette répétition d'un instant éternel qui change constamment. En fait, il nous faudrait peut-être admettre que nous connaissons mieux le temps que l'espace – ou plutôt cet espace immédiat dans lequel nous agissons, qui est notre temps, dont nous pouvons prendre possession complètement par l'écriture, mais pas nécessairement seulement par l'écriture. Pas spécifiquement dirait Sollers, pour aujourd'hui oui, mais demain l'esthétique sera celle des mouvements du corps dans le temps et l'espace, ou si l'on veut leur inscription dans l'éternel retour comme mode de vie. Tel est le futur de l'écriture, dans sa négation, dans sa dialectique, comme le futur du langage. Le langage a donné la conscience à l'homme, mais d'une certaine façon il est devenu un obstacle, il a fallu que l'homme vive, ou écrive tout ce que le langage comportait de possibilité symbolique, l'homme était nu face à ses possibilités - avec son corps, les explore et les expérimente jusqu'aux plus grandes horreurs pour qu'il puisse le surmonter, être l'homme d'un nouveau langage et d'une nouvelle évolution, un surhomme muni d'un surlangage. Ainsi la négation de la langue va-t-elle de pair avec celle de l'homme, pourvu que conditionné par lui, et le conditionnant, ils sont tous les deux allés au bout de leur possibilité symbolique pour pouvoir découvrir l'autre du langage et de l'homme, un territoire nouveau de la pensée, qui allie une connaissance nouvelle de l'espace et du temps ensemble, cette connaissance est la poésie.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7233739585371575573?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7233739585371575573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7233739585371575573' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7233739585371575573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7233739585371575573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/09/le-paysage-sollers.html' title='Le paysage Sollers'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-4146969793366894025</id><published>2007-06-04T19:48:00.000-04:00</published><updated>2007-06-07T20:08:34.121-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Action citoyenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pointe-Saint-Charles'/><title type='text'>Action de squat-jardin sur un terrain de la Ville</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rmid3c-W3mI/AAAAAAAAACA/HyOJqZ62Q-M/s1600-h/jardinieres_0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rmid3c-W3mI/AAAAAAAAACA/HyOJqZ62Q-M/s320/jardinieres_0.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073478556228968034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Près du Canal Lachine, un groupe d'hommes et de femmes labourent un petit lopin de terrain. Manifestement, ils font un jardin. Leur travail est laborieux, pourtant l'espace à défricher n'est pas très grand. Délimité par des poteaux et une chaîne noire, ce petit terrain est recouvert aux trois quarts de briques-pavé. La surface à cultiver n'est pas très grande. Je parle à un des organisateurs. Il m'explique qu'il s'agit d'une action citoyenne pour prendre possession de la partie d'une rue de Pointe-Saint-Charles - la rue Island -  qui est le point d'accès principal au parc du Canal Lachine. Les citoyens entendent préserver cet espace pour le transformer en parc d'une part parce qu'il s'agit d'un axe important de Pointe-Saint-Charles et d'autre part parce qu'ils désirent augmenter la proportion d'espaces verts dans leur quartier. Pointe-Saint-Charles, on le sait, est un quartier défavorisé, où on manque d'espaces verts. Dans des maisons souvent vétustes et mal isolées, la population souffre de la chaleur en été parce que les rues sont larges et qu'il n'y a pas assez d'arbres. L'occupation de cette portion de rue est donc un enjeu symbolique puisque c'est la rue qui mène à un des rares espaces verts du quartier, pris d'assaut par  les classes sociales supérieures logées dans des condos de luxe et par les promeneurs du dimanche. Cette action citoyenne vise également à empêcher des promoteurs d'annexer cette rue à un espace immobilier qui serait construit sur un terrain adjacent. &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; La gentrification des quartiers situés en bordure du canal Lachine était prévue depuis longtemps, mais les citoyens ne peuvent en profiter. La mixité tant souhaitée, ce concept de développement urbain de nos jours incontourn&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmSlNs-W3lI/AAAAAAAAAB4/v__RbnSwho8/s1600-h/CartePteSt-CharlesSmall.preview.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmSlNs-W3lI/AAAAAAAAAB4/v__RbnSwho8/s320/CartePteSt-CharlesSmall.preview.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5072360735155609170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;able, ne s'est pas réalisée. La même chose s'est produite au Quartier St-Roch, que l'on considère pourtant comme une réussite, on assiste à la cohabitation en parallèle de deux couches sociales. Pointe-Saint-Charles demeure un quartier pauvre, derrière le Canal Lachine et les terrains qui le longent, occupés par des condominiums. Heureusement que le Casino ne s'est pas arrêté là. Il me semble que de nombreux groupes populaires bien organisés lui ont fait la fête, et en particulier un joyeux groupe d'anarchistes, qui aiment la pratique du jardinage&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-4146969793366894025?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lapointelibertaire.org/' title='Action de squat-jardin sur un terrain de la Ville'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/4146969793366894025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=4146969793366894025' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4146969793366894025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/4146969793366894025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/06/action-de-squat-jardin-sur-un-terrain.html' title='Action de squat-jardin sur un terrain de la Ville'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rmid3c-W3mI/AAAAAAAAACA/HyOJqZ62Q-M/s72-c/jardinieres_0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8024757855281512621</id><published>2007-05-19T09:48:00.000-04:00</published><updated>2007-06-02T09:41:35.357-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Potager'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Friche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Squatter'/><title type='text'>La lande des cultivateurs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFy9UPpB-I/AAAAAAAAABg/T4ooPfH5Tu0/s1600-h/jardin+hydro+3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFy9UPpB-I/AAAAAAAAABg/T4ooPfH5Tu0/s320/jardin+hydro+3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071461053127788514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFy1UPpB9I/AAAAAAAAABY/LrPJPBky6VU/s1600-h/jardin+hydro+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFy1UPpB9I/AAAAAAAAABY/LrPJPBky6VU/s320/jardin+hydro+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071460915688835026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;En allant reconduire mon fils à son cours de français, le long de la rue Louis-Joseph Papineau, je vois dans l'emprise des pylônes d'Hydro-Québec des clôtures entourant des lopins de terre. Le mot clôture est exagéré : ce sont des assemblages de toutes sortes de choses qui forment des remparts autour des lopins de terre. Vu à la fin de l'hiver, ce paysage singulier m'intrigue profondément, d'autant plus que l'idée que des gens puissent utiliser ce terrain pour la culture ne vient pas tout de suite à l'esprit. On n’imagine pas que des gens s'emparent ainsi d'une friche urbaine pour se nourrir.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFyqkPpB8I/AAAAAAAAABQ/hHeHcFDzLFk/s1600-h/Jardin+hydro+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFyqkPpB8I/AAAAAAAAABQ/hHeHcFDzLFk/s320/Jardin+hydro+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071460731005241282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFzFUPpB_I/AAAAAAAAABo/LRYGKLzms64/s1600-h/jardin+hydro+4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFzFUPpB_I/AAAAAAAAABo/LRYGKLzms64/s320/jardin+hydro+4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071461190566742002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Avant hier, j'ai eu le temps de marcher dans ce grand territoire occupé par des petits territoires. De nombreux hommes s'acharnaient à le piocher en lopins de dimensions irrégulières qui n'étaient pas tous protégés par une clôture. Je demande à un de ces «propriétaires» de quoi il en retourne. Il me dit que les gens font la culture ici, des Italiens, au début. Il me parle en créole, du moins presque en créole. Je lui demande comment ça marche. Je n'aurais qu'à prendre un terrain, à condition de le bêcher. Je lui en montre un, je dis celui-là, qui est en friche – il me répond «non, celui-là est déjà pris». Alors, je dis : «celui-ci». Il ne répond pas. Il sourit. Autrement dit :  je peux toujours m'essayer même s’il sait que je ne le ferais pas. D'autres Haïtiens d'ici bêchent avec ardeur leur lopin. À une extrémité, un immense lopin clôturé dans lequel un autre cultivateur fait ses semis. Je demande s’il ne se fait pas voler ses légumes. «Bien sûr, bien sûr», me répond mon interlocuteur, comme si c'était un jeu, comme si cela n'avait pas d'importance. Sur les clôtures des lopins à l'est des pylônes,  un écriteau demande le démantèlement des lopins pour l'automne 2007 aux fins de construction du prolongement de la voie rapide Louis-H Lafontaine. Greenpeace ne la connaît pas celle-là.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFzVUPpCAI/AAAAAAAAABw/mRg0Q3Aq9Zc/s1600-h/jardin+hydro+5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFzVUPpCAI/AAAAAAAAABw/mRg0Q3Aq9Zc/s320/jardin+hydro+5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071461465444648962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8024757855281512621?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8024757855281512621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8024757855281512621' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8024757855281512621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8024757855281512621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/05/la-lande-des-cultivateurs.html' title='La lande des cultivateurs'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/RmFy9UPpB-I/AAAAAAAAABg/T4ooPfH5Tu0/s72-c/jardin+hydro+3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8302510352885196404</id><published>2007-05-19T09:46:00.000-04:00</published><updated>2007-10-08T08:44:00.159-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Wajdi Mouawad'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paysage'/><title type='text'>Les paysages de Wajdi Mouawad</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Wajdi Mouhawad, voilà un nom qui assume sa différence. La différence paternelle dans Littoral puis la maternelle dans la pièce Incendies.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Dans Incendies, Mouawad dispose de plus de moyens pour produire sa mise en scène que dans Littoral, pourtant les éléments physiques de la mise en scène sont moins nombreux. Il y a une ascèse de la mise en scène qui veut mettre en exergue la lisibilité de l'acte théâtral qui écrit un «être ensemble» ( la catharsis). La lecture et l'écriture sont au centre de cette pièce. Les enfants en se conformant aux volontés de la mère brisent son silence et peuvent lire les lettres qu'elle a écrites pour ensuite pouvoir graver son nom sur sa tombe. D'anonyme et dépourvue de sens, la sépulture devient celle d'un individu et de son histoire.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Le paysage de Mouawad, que révèle sa mise en scène et la scénographie de la pièce, est un paysage désertique où les gestes de l'eau sont les plus significatifs. Une grande verrière faite de cinq éléments sépare l'avant-scène et l'arrière scène. À l'avant-scène, un carrelage de tuiles sera l'espace d'un jeu théâtral qui utilise peu d'objets : quelques chaises, quelques seaux, un nez de clown, des enveloppes, un sac blanc qui se transformera en une bâche blanche et de l'eau. L'eau que l'on doit jeter sur le corps de la mère morte, l'eau d'un gicleur qui devient mitraillette, la pluie fine de la scène finale pendant laquelle tous les acteurs se réfugient sous la bâche. Les incendies des blessures éteintes par l'eau qui réunit, l'eau de l'être ensemble.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; On ne voit pas le désert ou la ville face à ce décor, on les imagine peut-être, ils sont dits par les personnages. Ce vide de dessin, d'esquisse, de décor appelle à une inscription de la parole nue sur un tableau translucide, autant dire un tableau d'eau où se reflètent ces flammes vivantes, ces personnages hors du commun qui vivent la mort, le deuil d'eux-mêmes et des autres, et leur destin tragique.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Le paysage est écrit par les gestes et les mots, la mort est sublimée par le geste d'écrire. Écrire est ici écrire avec une plume, mais aussi avec un ciseau à pierre, avec une arme, une caméra, et écrire dans l'espace une pièce de théâtre dont un des enjeux est la lisibilité de l'acte théâtral. La lisibilité de l'acte théâtral est celle d'une pierre dans le désert: éblouissante. Elle se fait par l'utilisation systématique d'éléments : emploi récurrent du chiffre cinq,  construction répétitive de phrases, répétition de gestes. Le tout au service d'un propos : écrire un nom, son nom, créer sa propre histoire et  se délivrer de l'Histoire tout en l'assumant complètement. Cette écriture passe par la reconnaissance de l'autre par soi et pour soi. Elle écrit un geste clair, nu et brûlant dans ce désert qu'est le monde d'aujourd'hui : un désert d'émotions, de principes, d'amour, de solitude. Elle réclame la possibilité, malgré l'horreur, d'assumer sa propre histoire pourvu qu'elle soit racontée par un autre. Elle demande l'incarnation totale de cette histoire en une seule et même personne qui est aussi plusieurs autres. La mort dépassée prend sens quand on termine de raconter l'histoire. À ce moment, tous les personnages étant réunis sur les chaises face aux spectateurs se protégeant ( leur feu, le feu, cet incendie, ces incendies) sous une chape de cendres de cette pluie qui est celle du début du monde, la naissance étant la perte des eaux, il nous regardent, nous sommes ensemble dans cette catharsis explicite et nue.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Elle, c'est la mère. Son absence produit le monstre, le tueur. Son silence produit l'enragé. Son amour produit la mort et la perte. Cette pièce produit un choc durable, profond, celle d'une grande écriture théâtrale. Elle porte à l'écriture. Elle amène aussi à réfléchir sur la place de la mère dans notre culture, celle que construit avec nous Mouawad et celle d'où il vient, sa culture maternelle? Notre culture maternelle? Comme on dit notre langue maternelle? Quelle est donc la place de la mère dans tout ceci, qui nous arrive? Nous sommes en choc et en silence, en premier lieu à cause de la maitrise de la révélation de l'écriture, mais aussi parce que nous ne savons pas si nous accordons à la mère cette place centrale que lui donne Mouawad.  Filles qui haïssent leurs mères parce qu'elles sont signes de l'ignorance et de l'impuissance, que seules la lecture et l'écriture peuvent briser, mots martelés, mots du seul combat possible, qui est celui de se faire une histoire malgré cette origine de sang, d'ignorance, de meurtre.  Le cisèlement de la pierre, la gravure des mots est la naissance marquée par  une pluie de début du monde, qui rend le monde neuf et possible à nouveau, qui lave et qui éteint.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; L'écriture théâtrale est une écriture des corps dans l'espace qui y jouent la parole vivante. Incendies, comme flammes sortant des bouches, cette écriture demande un être ensemble qui n'est  pas celui de l'écriture romanesque ou celui de la poésie. Dans ces écritures le regard sur la mère peut-être singulièrement différend. Il ne me semble pas que la mère soit au même endroit dans le roman ou la poésie. Incendies, propose une définition du théâtre et de l'écriture, bouleversante et prenante qui ne cessera d'interroger.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8302510352885196404?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8302510352885196404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8302510352885196404' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8302510352885196404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8302510352885196404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/05/les-paysages-de-wajdi-mouawad.html' title='Les paysages de Wajdi Mouawad'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-2413444449640359949</id><published>2007-05-19T09:45:00.000-04:00</published><updated>2007-05-19T09:46:09.167-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outremont'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gare de triage'/><title type='text'>Projet de la gare de triage</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Le projet de la gare de triage est annoncé. La maquette a été préparée par une firme de consultants. Une étude est en cours. La démolition de l'entrepôt du site a commencé le 16 septembre ( et je ne le savais pas). Une firme-conseil a été chargée de recueillir l'opinion d'Outremontais. Pourquoi seulement des Outremontais? Le projet ne devrait-il pas viser la réunification des trames urbaines d'Outremont et du quartier de la petite Italie ( de sa prolongation ouest), ne devrait-il pas signifier aussi une possible ouverture vers l'est et la station de métro Rosemont. On fait état de l'habituelle mixité des habitations-commerces tout en affirmant qu'il y aura équilibre entre les types de logements offerts. La maquette vue dans le journal ne permet pas de comprendre le projet. On insiste sur le fait qu'il y aura 20% d'espace vert. Il me semble que c'est très peu. Je voudrais plus d'espaces verts, une commémoration de l'utilisation actuelle de l'espace, une possibilité de conserver la friche et surtout l'horizon et la vue sur le Mont-Royal qui devrait être donnée à tous. Je pense que ça ne se fera pas. Il faudra intervenir en consultation publique. Le projet permet de réunir la trame urbaine, d'augmenter les valeurs des maisons, de rentabiliser l'investissement d'une université qui affiche 20 millions de déficits cette année. Sera à sa charge de l'université la décontamination du sol qui devrait être faire par le pollueur, CP. Je sens que je vais perdre un paysage, cette vue unique, ce sentiment inaltérable d'être ailleurs s'efface.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-2413444449640359949?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/2413444449640359949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=2413444449640359949' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2413444449640359949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2413444449640359949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/05/projet-de-la-gare-de-triage.html' title='Projet de la gare de triage'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-3976462715288139654</id><published>2007-05-19T09:41:00.000-04:00</published><updated>2007-05-19T09:46:55.065-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ruelles'/><title type='text'>Les ruelles</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7_DkPpB6I/AAAAAAAAABA/Y0V8t9y2ToE/s1600-h/garage2ruelle.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7_DkPpB6I/AAAAAAAAABA/Y0V8t9y2ToE/s320/garage2ruelle.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066267067572357026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les ruelles (1)&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;S'enchanter des ruelles, je ne suis certainement pas le seul à le faire, mais sur le thème des-choses de-la-Ville-pas-bonne-pour-les-enfants, c'est un refrain souvent entonné par les mères de banlieue. On préférera les rues et les cours closes des banlieues à ces bonnes vieilles ruelles sales et craquelées. Pour moi et pour mon fils, elles ont été terrains de jeu, lieux de  rencontres et témoins de l'enfance. Un tas de souvenirs bons ou mauvais. Il y a les damnés chiens qui jappent ou hurlent, les enfants qui jouent en faisant beaucoup de bruits, des enfances qui finissent ou commencent dans la peine ou la joie, les cours des autres, notre cour que l'on veut protéger du regard des passants, les discussions au ras'la clôture, ces voisins qu'on ne connaît pas, mais que l'on croise, cette voiture qui passe trop vite et que l'on invective. Et pour moi, les jardins des autres, toujours plus beaux que le mien.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7-7kPpB5I/AAAAAAAAAA4/nN8W8IuU1Lw/s1600-h/garage1ruelle.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7-7kPpB5I/AAAAAAAAAA4/nN8W8IuU1Lw/s320/garage1ruelle.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066266930133403538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; J'adore me promener dans les ruelles. Les jardins-maison ont toujours quelque chose d'attachant, ce n'est pas tant leur beauté qui fait que l'on s'attarde. Lorsque j'étais paysagiste, j'avais écorniflé avec le plus grand intérêt cette plate-bande faite de fleurs en plastiques criardes de l'autre côté de la cour que j'aménageais avec tant d'efforts et de sueur. Il est si simple de créer sinon de la beauté, du moins une certaine joie de vivre. La plupart des cours sont intéressantes. Certains n'y font que des entrées de garage, la place du char dans la culture de certains Québécois étant centrale.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Me promenant la semaine passée, j'ai étudié un peu ces garages alignés dans les ruelles. Évidemment, chacun révèle la personnalité de son propriétaire. Négligent, soucieux de la propreté malgré un modeste budget, précis, discipliné, entrepreneur, romantique? Tous les styles y sont. Dans la plupart des cas les anciennes portes de bois ont été remplacées par des portes-garages récentes. De là, le très lucratif marché des portes de garage! Pour ma part j'ai installé dans mon garage mon atelier d'écriture. J'entends les bruits de la ville et j'y goûte une certaine quiétude.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Quelle différence tout de même entre cette organisation spatiale, où les chars n'occupent pas le devant de la scène, et celle des maisons de banlieue, où l'on n'arrive jamais à escamoter le garage. Plus on tente d'assimiler le garage à la maison, plus il prend toute la place, avec ses pignons, ses faux décrochés, ces ornements inutiles, au détriment de l'entrée de maison. Il est très difficile de déplacer l'attention vers la porte d'entrée, d'autant plus que pour plusieurs, l'ostentation du char est une véritable obsession.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7_PEPpB7I/AAAAAAAAABI/kLCaZUw3OKo/s1600-h/maruelle.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7_PEPpB7I/AAAAAAAAABI/kLCaZUw3OKo/s320/maruelle.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066267265140852658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;2006-10-24&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-3976462715288139654?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/3976462715288139654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=3976462715288139654' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3976462715288139654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/3976462715288139654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/05/les-ruelles-1-senchanter-des-ruelles-je.html' title='Les ruelles'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7_DkPpB6I/AAAAAAAAABA/Y0V8t9y2ToE/s72-c/garage2ruelle.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-7486209773467453749</id><published>2007-05-19T09:40:00.000-04:00</published><updated>2007-10-15T05:43:54.789-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Centre-Ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Itinérant'/><title type='text'>Montréal et les itinérants</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Un papier de Daniel Gill, professeur d'urbanisme, dans La Presse du 1er octobre rejoint mes propos du 9 septembre sur les itinérants que certains voudraient voir ailleurs que dans Leur Centre-Ville. L'évacuation des itinérants du centre-ville change le paysage.  Le paysage n'est pas que le design et la répartition des espaces, le paysage c'est aussi et surtout comment les habitants vivent dans la Ville, ce qu'ils y font et ce qu'ils sont. C'est aussi le propos de Pick-Up Sticks : dire ces gens ( à tort ou à raison) et ce paysage qu'ils traversent, qu'ils font et qui les font.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Daniel Gill affirme que cette chasse à l'itinérant provient de ces boomers de retour en Ville qui désirent l'asepsie de leur nouveau milieu de vie après un séjour prolongé en banlieue. Le nouvel embourgeoisement serait le fait de cette génération plutôt que de la génération post X, Y etc.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Je ne sais pas. Ce n'est pas la première fois que l'on tente de chasser les itinérants du coeur de la Ville. De la même façon que l'on nettoie les murs salis de graffitis. Cela s'est fait pendant les jeux Olympiques, de nouveau cela recommence avec notre administration de la Propreté et du sac jaune. Quoi de neuf. Il faut résister ! Je ne suis pas, bien entendu, un itinérant. Je suis confortablement assis dans mon bureau de travail. Je n'accepte pas ce nettoyage socio-ethnique.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Éric Trudel, était invité à l'émission de Le Bigot. Il a écrit un livre sur Montréal comme non-capitale de l'avant-garde. Pour moi, Montréal est une sorte de patchwork qui, à défaut d'être design, fait sens. Curieusement d'ailleurs et je ne sais pas pourquoi. C'est une idée parfaitement subjective.. Cet auteur et Le Bigot en personne n'apprécient sûrement pas les graffitis, pour moi ils peuvent être un élément du paysage urbain. Le design pur n'existe pas. Nous entrevoyons cependant ce que Montréal pourrait être quand nous y rêvons. Je vois bien quel genre de ville de design pourrait être Montréal, quelle forme elle pourrait prendre. Pour cela, il lui faudrait une unité géo-politique qu'elle n'a jamais le temps de conquérir. C'est la première condition! L'auteur omet la mise en place du plan d'urbanisme contrecarré, par exemple, par la construction de la 25 etc. Il faudrait effectivement de la vision, mais pas nécessairement une vision. Montréal n'est pas belle, mais elle vibre encore d'un je ne sais quoi qui pourrait s'appeler le charme. De retour de Boston, j'ai senti tout de suite cette différence entre Boston et Montréal. Boston ville austère où la marque des classes sociales est implacable,  où la hiérarchie dans tous les gestes,  est-elle plus belle que Montréal? Difficile à dire mais de retour à Montréal, j'ai senti une respiration ne serait-ce que dans la beauté des femmes. Dans leur plénitude à être sans nécessairement porter une image.  Pour comprendre Montréal, il faut saisir ce qu'est le post-modernisme ! Cet empilement des couches historiques est précisément post-moderne latino trash. Évidemment, notre conception du paysage y est pour beaucoup. Je ne sais pas au juste ce qu'est cette conception, mais je me propose de l'étudier dans les jours qui suivront.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-7486209773467453749?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/7486209773467453749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=7486209773467453749' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7486209773467453749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/7486209773467453749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/05/montral-et-les-itinrants.html' title='Montréal et les itinérants'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8401592101204421021</id><published>2007-05-19T09:38:00.000-04:00</published><updated>2007-10-15T05:43:25.088-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graffitis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Radio-Canada'/><title type='text'>Émission sur les graffitis</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7-NEPpB4I/AAAAAAAAAAw/NWdsxfaD4yY/s1600-h/P1010009.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7-NEPpB4I/AAAAAAAAAAw/NWdsxfaD4yY/s320/P1010009.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066266131269486466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Avant-hier à Radio-Canada, discussion sur les graffitis à l'émission «Des idées dans la tête». Malheureusement, après l'écoute de l'émission peu d'idées dans la tête, la discussion portant presque essentiellement sur l'insertion sociale et le contrôle social de graffiteurs. Leurs motivations, abordées en vitesse. Pour ce qui est de la relation du graffiti avec l'art, du sens ou du non-sens de l'inscription du graffiti dans la Ville, de l'évolution de cette forme d'art. Rien.  Des véritables motivations du graffiteur tel le rapport au nom, à l'inscription, à l'écriture et de la question de la relation du graffiti avec l'art contemporain en général, nenni. L'essentiel de l'affaire était de savoir jusqu'à quel point c'est socialement acceptable, où peut-on inscrire le graffiti et comment les autorités s'arrangent pour contrôler le tout.   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'art, au contraire de la culture,e n'a pas besoin d'être socialement acceptable pour exister. La différence essentielle entre une émission qui parle d'art et une émission qui parle de culture est parfaitement visible dans l'imbuvable nouvelle émission en clips de Radio-Canada.  Je crois qu'elle s'appelle &lt;i&gt;Ça vaut le détour&lt;/i&gt; avec marque de commerce intégrée ( une sorte de serpentin). Série d'entrevues complaisantes avec des artistes enrobées de  mises en situation cinématographiques pseudo flyée - C'est don vrai que Jean-Marc Parent est sympathique! Notre société d'État n'en finit plus de nous surprendre. Encore une espèce d'imitation chromée d'une émission que l'on qualifie probablement de cheap dans les corridors de la rue Lévesque - diffusée à un autre poste, mais qui a toujours été efficace dans la mise en scène des artistes populaires.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Malheureusement, une émission qui parle d'art doit poser des questions fondamentales.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;2006-10-2&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8401592101204421021?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8401592101204421021/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8401592101204421021' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8401592101204421021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8401592101204421021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/05/mission-sur-les-graffitis.html' title='Émission sur les graffitis'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk7-NEPpB4I/AAAAAAAAAAw/NWdsxfaD4yY/s72-c/P1010009.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-2971157449860484937</id><published>2007-05-19T09:32:00.000-04:00</published><updated>2007-10-15T05:46:21.782-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Automne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Track'/><title type='text'>Promenade d'automne</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk79R0PpB2I/AAAAAAAAAAg/zpvV7tYsxqM/s1600-h/P1010020.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk79R0PpB2I/AAAAAAAAAAg/zpvV7tYsxqM/s320/P1010020.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066265113362237282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Lumière d'automne sur la track de Montréal. Cette lumière dorée frangée qui traverse l'air un peu trop froid et qui nous réchauffe, quel délice!  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce lieu ouvert, où passe le vent, qui rassemble en lui tous les bruits urbains, cet endroit à la fois désert et  plein de la présence de la ville, à l'exacte rencontre du sauvage et du civilisé,  m'apaise et me donne ses mots.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sur le bord d'une clôture neuve, un lièvre détale.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cette clôture a été érigée cet été au coin d'un tunnel de la mort revampé.  Un concessionnaire d'auto a mangé un peu de cette friche urbaine. Un pan de végétation a disparu.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;On imaginerait bien un parc fait de petits morceaux de friches assemblés en un labyrinthe, parsemé de cabanes improvisées. Un parc happening visité par les lièvres, des mulots, des marmottes, beaucoup d'oiseaux qui chantent à travers les bruits de la circulation, un parc né de ces chemins que tracent les pas.   &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sur les murs de très beaux graffitis,  les pièces les plus achevées que j'ai vues dans cette portion de la track. Encore une fois, je n'ai vu personne les peindre &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk79fUPpB3I/AAAAAAAAAAo/TUdJOFf3wyw/s1600-h/P1010024.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk79fUPpB3I/AAAAAAAAAAo/TUdJOFf3wyw/s320/P1010024.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066265345290471282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et pour cause je me suis absenté de la voie ferrée pendant tout un été. Après avoir travaillé bien des mois sur un site sur la track, j'ai abandonné cette curieuse muse à son propre sort.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'y reviens avec joie.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sur un bloc de béton, une jeune fille regarde en direction de la rue Iberville. Elle semble oisive. Pas de téléphone à la main ou à l'oreille. Je m'avance puis retourne sur mes pas, ne voulant pas brusquer sa solitude.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tout près, des pompiers éteignent un feu allumé dans la tour blanche de l'usine maintenant abandonnée de Norampac. Les vitres en haut de l'immeuble sont fracassées.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un nouvel espace pour squatter.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Publié à l'automne 2006&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-2971157449860484937?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/2971157449860484937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=2971157449860484937' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2971157449860484937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/2971157449860484937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/05/promenade-dautomne.html' title='Promenade d&apos;automne'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk79R0PpB2I/AAAAAAAAAAg/zpvV7tYsxqM/s72-c/P1010020.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-8061763380906287565</id><published>2007-05-19T09:17:00.000-04:00</published><updated>2007-10-15T05:42:01.253-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Centre-Ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Itinérant'/><title type='text'>Changement de paysage : les itinérants</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La nuit, à Montréal, dans Ville-Marie il y aura changement de paysage. Plus d'itinérants dans les parcs. Ils seront dans la rue à dormir debout, déplacés vers d'autres parcs ou sur la track. Encore une des politiques de cette Administration de la propreté. Aucun problème n'est réglé. Mais ça fait plus calme et plus propre.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il ne faut pas oublier que l'aède (Homère) était un itinérant, voyageant d'un palais à un autre pour raconter ses histoires.  Il est dans le palais d'Ulysse lorsque celui-ci revient à Ithaque. Ulysse est lui-même aède de sa propre histoire.  Les prétendants crachent au visage de l'aède,  Ulysse le soutient et l'accepte dans sa demeure une fois les prétendants éliminés.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Publié à l'été 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-8061763380906287565?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/8061763380906287565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=8061763380906287565' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8061763380906287565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/8061763380906287565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/05/changement-de-paysage-les-itinrants.html' title='Changement de paysage : les itinérants'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3236522700896384421.post-9211501884076595917</id><published>2007-05-17T06:29:00.001-04:00</published><updated>2007-10-15T05:41:25.575-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Track'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graffitis'/><title type='text'>Graffitis</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk74zUPpB1I/AAAAAAAAAAY/pJYuRStYrNI/s1600-h/P1010156.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk74zUPpB1I/AAAAAAAAAAY/pJYuRStYrNI/s320/P1010156.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066260191329716050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je n'ai pas encore parcouru la track cet été, mais des nouvelles dans les médias m'indiquent que l'activité se poursuit de plus belle sur les murs. Je suis certain que les graffitis ont gagné en force et en beauté. La preuve : La ville de Montréal songe à interdire la vente de bombes couleur à des mineurs. Évidemment, l'intention, le propos et la formulation du désir d'interdiction sont ridicules. Cette administration fait beaucoup dans la propreté ( les petites poubelles jaunes sur les poteaux) et la réparation de nids de poules. Sans envergure, elle a pris la décision de ne pas autoriser la construction du TAJ dans St-Michel. L'interdiction des bombes est un aveu d'impuissance et un acte délibéré contre la liberté d'expression. Puisque l'on ne peut arrêter tous les jeunes qui s'expriment sur les murs, on empêchera les jeunes d'acheter de la peinture aérosol.  Évidemment, les jeunes et les autres ont répondu avec quelques arguments :&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les jeunes volent souvent les bombes couleur, il est donc futile d'en interdire la vente, au contraire l'interdiction les incitera à voler encore plus souvent.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ceux qui font des tags ont souvent plus que 18 ans.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'interdiction ne peut qu'inciter encore plus les jeunes à franchir l'interdit. Les bombes couleur ne sont pas le seul moyen de peindre des graffitis.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Des intervenants ont souligné que la répression n'est pas le bon moyen à employer pour atténuer la croissance des graffitis sur les murs. Il faut tenter d'intégrer les jeunes dans un processus qui prolonge leur geste initial, les guide vers des formes plus élaborées d'expression artistique.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La solution retenue par nos administrateurs est aberrante. Pour moi, les tags sur les murs d'usine, le long des voies ferrées ou ailleurs ne constituent pas un problème, mais un don et une grâce, un ajout magnifique au paysage urbain.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Attention: ce message a été publié en juin 2006&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3236522700896384421-9211501884076595917?l=journaldupaysage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/feeds/9211501884076595917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3236522700896384421&amp;postID=9211501884076595917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/9211501884076595917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3236522700896384421/posts/default/9211501884076595917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldupaysage.blogspot.com/2007/05/graffitis-je-nai-pas-encore-parcouru-la.html' title='Graffitis'/><author><name>Claude Paré</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16694411074663997924</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_h2k__Y19YHo/Rk74zUPpB1I/AAAAAAAAAAY/pJYuRStYrNI/s72-c/P1010156.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
